Série Les frontières de la science
Les capsules génétiques longue durée au service de la préservation des espèces
Institut national pour les études environnementales
[07.01.2013] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | 简体字 | 繁體字 | ESPAÑOL | Русский |

L’ Institut national pour les études environnementales, situé à Tsukuba, dans la préfecture d’Ibaraki, fabrique des « capsules longue durée » qui contiennent des échantillons congelés de tissus et de cellules provenant d’espèces menacées d’extinction. Ces échantillons, porteurs d’informations très précieuses pour les savants qui étudient les causes de l’extinction des espèces, peuvent être à l’origine de découvertes très utiles dans la lutte contre les maladies infectieuses.

Un travail qui se fait à la fois à l’intérieur et en dehors de l’habitat des espèces à sauvegarder

Sur toute la surface de la Terre, des milliers d’espèces végétales et animales sont au bord de l’extinction. Le dernier rhinocéros de Java vivant a été abattu par des braconniers l’an dernier au Vietnam. En Australie, le koala vient d’être désigné comme un animal en voie d’extinction. Le loup japonais s’est éteint dans l’Archipel et le ministère de l’Environnement a annoncé qu’au moins 1 500 espèces sont menacées de disparition.

L’Institut national pour les études environnementales travaille à la mise en place d’une base de données d’échantillons biologiques.

C’est peut-être triste à dire, mais la nouvelle de l’extinction du rhinocéros de Java ne semble pas nous affecter directement. Il se trouve pourtant que tous les organismes présents sur la planète participent d’une vaste chaîne alimentaire, chaîne dont nous sommes tous des éléments interconnectés, depuis les oiseaux vivant au fin fond des forêts tropicales humides jusqu’aux plus petits poissons de l’Océan arctique. Dès qu’une espèce disparaît, l’équilibre est rompu. Certes, la sélection et l’extinction sont parties intégrantes du cycle naturel, mais ce qui se passe aujourd’hui est d’un autre ordre. Ce sont les activités humaines, et au premier chef la surpêche et la déforestation, qui sont causes de l’explosion actuelle de l’extinction des espèces.

Le docteur Ônuma Manabu fait partie d’une équipe de chercheurs de l’Institut national pour les études environnementales qui a pour vocation la sauvegarde des animaux sauvages. « Lorsqu’on travaille à la protection des espèces menacées, il est essentiel de trouver le bon équilibre entre ce que l’on fait au sein de leur habitat et en dehors de celui-ci », précise-t-il.

« Prenez, par exemple, le projet de reconstitution des populations d’ibis japonais à crête à l’état sauvage — l’une des grandes réussites enregistrées de ces dernières années dans le domaine de la préservation. Dans ce projet figurait, entre autres, la restauration de l’habitat des derniers spécimens encore en vie sur l’île de Sado, où ils cohabitaient traditionnellement avec l’homme dans les champs et à proximité des habitations. Dans le même temps, le ministère de l’Environnement a mis sur pied un grand programme d’élevage de cet oiseau en captivité en se servant d’individus donnés par le gouvernement chinois. Cette double activité, à l’intérieur et en dehors de l’habitat, a joué un rôle essentiel dans la réussite du projet. Elle a permis de relâcher un grand nombre d’ibis dans la nature au cours de ces dernières années.

  • [07.01.2013]
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