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Tokyo, ville hôte des XXXIIe Jeux olympiques de 2020
[13.09.2013] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | 简体字 | 繁體字 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

En 2020, la capitale du Japon accueillera les Jeux Olympiques d’été pour la seconde fois de son histoire. Tokyo a en effet déjà abrité la XVIIIe olympiade, en 1964. Voici en quelques lignes les principales caractéristiques de cette ville, une des plus grandes du monde.

Un aperçu de la ville hôte des JO de 2020

Tokyo, la capitale du Japon, est le centre politique et économique du pays. L’agglomération proprement dite est une métropole composée de vingt-trois arrondissements « spéciaux » (tokubetsu ku) — qui ont constitué la municipalité de Tokyo jusqu’en 1943 — ainsi que de vingt-six villes, d’un district rural (Nishitama-gun) et de quatre sous-préfectures situées dans l’archipel d’Izu et les îles d’Ogasawara.

La ville n’a pris le nom de Tokyo (« capitale de l’Est »), qu’en 1868, au moment de la restauration de Meiji qui a mis fin au pouvoir des shôgun Tokugawa. L’empereur a quitté Kyoto, la capitale impériale située dans l’ouest du Japon, pour venir s’installer dans la capitale shogounale que l’on désignait jusqu’alors sous le nom d’Edo et qui a pris dès lors celui de Tokyo. Cette ville très florissante était déjà l’une des plus vastes du monde puisqu’au milieu du XVIIIe siècle, elle comptait plus d’un million d’habitants, c’est-à-dire beaucoup plus que Londres ou Paris à la même époque. En 1962, deux ans avant les Jeux olympiques, la population de Tokyo a franchi le seuil des dix millions d’habitants.

Le siège administratif de la métropole de Tokyo se trouve dans deux immenses tours jumelles édifiées en 1991 par l’architecte Tange Kenzô dans l’arrondissement de Shinjuku, un quartier d’affaires et de plaisirs. Le centre de la ville, matérialisé par la ligne de chemin de fer circulaire Yamanote sen, abrite entre autres le quartier de Nagatachô, où se trouvent la Diète japonaise et la résidence officielle du Premier Ministre (kantei), et celui de Kasumigaseki qui regroupe les bureaux de l’administration centrale du pays. Le palais impérial est situé, quant à lui, en plein cœur de Tokyo, sur le site de l’ancien château d’Edo.

En 2012, le produit intérieur brut (PIB) de la métropole de Tokyo s’est élevé, à lui seul, à 85 billions de yens, ce qui mettait la ville au quatorzième rang dans le classement des économies nationales mondiales. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, Tokyo est loin de se limiter à une vaste conurbation. Son territoire comprend aussi, dans sa partie ouest, des montagnes couvertes de forêts très denses dont le point culminant est le mont Kumotori (2 017 mètres), et plus au sud, un ensemble d’îles, dont celles d’Ogasawara qui ont été inscrites en 2011 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, et sont ainsi devenues le quatrième site japonais figurant sur la liste du patrimoine naturel de l’humanité.

Profil de la préfecture métropolitaine de Tokyo

Population 13 282 271 habitants (1er août 2013)
Superficie 2 188,67 km2
Gouverneur Inose Naoki
Symboles Fleur : Somei Yoshino (Fleur de cerisier sakura)
Arbre : Ginkgo biloba
Oiseau : Yurikamome (Mouette rieuse)
Température et Précipitations
PIB 773 milliards d’euros (2012)
Coût de la vie 1er rang au classement des villes les plus chères du monde pour les expatriés selon l’etude de Mercer (2012)
Taux de chômage 5,5 % (juin 2013)
Revenu mensuel net moyen des ménages 6 585 euros (juin 2013)
Dépense de consommation des ménages 2 802 euros (juin 2013)
Taux de fécondité 1,09 (2012)
Nombre d’accidents de la route environ 55 000 par an
Nombres d’hôtels et de chambres 1 944 hôtels / 136 008 chambres
Nombre d’utilisateurs d’hotels par an environ 34,5 millions
Nombre de touristes étrangers par an environ 4,1 millions (2011)
Nombre de touristes japonais par an environ 420 millions (2011)
Classement des quartiers dans la satisfaction des touristes étrangers 1- Shinjuku (18,7 %) 2- Asakusa (10,2 %) 3- Shibuya (8,2 %) (2012)

La question de la radioactivité

Une des préoccupations d’un grand nombre des visiteurs de Tokyo, c’est l’existence sur place d’une éventuelle radioactivité à cause de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui a été provoqué par le séisme et le tsunami catastrophiques du 11 mars 2011. L’Institut métropolitain de santé publique de Tokyo procède à des analyses régulières dont il publie les résultats, en particulier en ce qui concerne le niveau de radioactivité de l’air, de l’eau du robinet et des retombées atmosphériques, y compris la pluie et les particules. Des prélèvements effectués récemment dans diverses parties de Tokyo ont montré que le taux de radiations ionisantes était inférieur à un milisievert par an, ce qui correspond à la norme de radioactivité naturelle définie comme acceptable pour les grandes villes.

La première ville d’Asie deux fois hôte des Jeux olympiques

Pour Tokyo, accueillir des Jeux olympiques n’est pas quelque chose de nouveau, puisqu’elle l’a déjà fait une première fois en 1964. La ville aurait même dû abriter auparavant les XIIe Jeux olympiques d’été de 1940, si ceux-ci n’avaient pas été annulés en raison du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. À l’occasion de la XVIIIe olympiade de 1964, le Japon s’est doté de nouvelles infrastructures ferroviaires et routières, en particulier la ligne de TGV Tokyo-Ôsaka (Tôkaidô Shinkansen), le monorail de Tokyo reliant la ville à l’aéroport d’Haneda, et le réseau autoroutier urbain qui sillonne la capitale.

Les Jeux olympiques de 1964 ont par ailleurs donné un grand coup de pouce à la consommation des ménages, notamment dans le domaine des appareils de télévision, puisque 87,8 % des foyers japonais ont été dès lors équipés d’un téléviseur. La réussite remarquable de cette olympiade a également contribué à l’admission du Japon dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Jeux olympiques d’été de 1964

Période Du 10 au 24 octobre 1964
Nombre de pays participants 93
Nombre d’athlètes 5,133
Nombre de disciplines / compétition 20 disciplines / 163 compétitions
Coût de construction 16,4 milliards de yens
Coût d’organisation 9,4 milliards de yens
Bourses olympiques pour athlètes 2,3 milliards de yens
Nombre de médaille d’or remportés par les Japonais 29 médailles (or : 16 / argent : 5 / bronze : 8)
Principaux champions olympiques Bob Hayes, USA (100 m, relais 4 × 100 m)
Abebe Bikila, Ethiopie (marathon)
Endo Yukio, Japon (gymnastique hommes)
Věra Čáslavská, Tchécoslovaquie (gymnastique femmes)
Anton Geesink, Pays-Bas (judo)
Pierre Jonquères d’Oriola, France (équitation – saut d’obstacles)
  • [13.09.2013]
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