Série Le b.a.-ba du Japon
Régalez-vous dans les « yatai » !
[13.09.2015] Autres langues : ENGLISH | 简体字 | 繁體字 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

Les yatai (prononcez ya-taï) font partie intégrante de la culture gastronomique japonaise. Ces petits stands de nourriture proposent des plats populaires comme les takoyaki, yakisoba ou oden.

Incontournables lors des festivals

Les yatai se divisent en deux groupes. Les premiers sont des sortes de tentes installées à même le sol, démontables, surtout présents lors des fêtes organisées dans les temples et sanctuaires. On y vend principalement des takoyaki, des yakisoba, des okonomiyaki et de la barbe à papa.

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Les deuxièmes sont traditionnellement des charrettes en bois tirées à la main, à vélo ou à mobylette. Après la tombée de la nuit, on les voit apparaître dans les quartiers animés ou devant les gares. Les employés constituent la principale clientèle de ces yatai, qui proposent de l’oden ou des ramen et, bien sûr, du saké.

Ces stands ambulants ont évolué avec le temps, passant de la charrette en bois au petit camion aménagé, ce que les Japonais appellent kitchen car (l’équivalent des food truck en Amérique et en Europe).

Un kitchen car, version moderne des échoppes tenues sur des charrettes en bois (photo : Kiyoharu Ukawa)

Fukuoka et ses quartiers entiers de yatai

La préfecture de Fukuoka, dans l’île de Kyûshû, est réputée pour ses yatai. On dit même que les yatai de Fukuoka comptent pour la moitié de tous ceux du Japon. La plupart d’entre eux sont installés dans le centre-ville de Fukuoka, en particulier dans les quartiers de Nakasu (arrondissement de Hakata), Tenjin (arrondissement de Chûô) et Nagahama (arrondissement de Chûô). Ces concentrations de stands de nourriture sont devenues au fil des années de réelles destinations touristiques.

Lien : Visit Kyushu / Yatai

En fin d’après-midi, des professionnels de l’assemblage de yatai arrivent en mobylette avec les remorques converties en stands de nourriture, qu’ils installent dans des espaces réservés. L’hiver, des planches de bois ou des bâches en plastique sont installées autour de chaque yatai pour garder la clientèle au chaud.

Les plats proposés sont variés : les classiques ramen, oden, motsunabe et yakitori côtoient des menus plus rares tels que les teppanyaki ou les tempuras. Pour se démarquer de la concurrence, certains yatai proposent des cuisines spécifiques (française, italienne ou encore okinawaïenne) ou se spécialisent, par exemple dans les cocktails.

Yatai proposant des okonomiyaki (photo : Dick Thomas Johnson)

Les villages de yatai

Après la catastrophe naturelle et nucléaire du nord-est du Japon, les « villages de yatai » se sont multipliés. La ville d’Obihiro à Hokkaidô a ouvert la voie avec son Kita-no-Yatai (stands de nourriture du Nord), inspirant des « villages » similaires dans le Tôhoku, en particulier dans les zones touchées par le tsunami, mais aussi dans la région de Tokyo et jusque dans la préfecture de Kagoshima, à l’autre bout de l’Archipel.

Ces villages sont souvent organisés autour d’un thème culinaire particulier, viande ou fruits de mer locaux, par exemple. Comme les yatai sont généralement bon marché, cela vaut la peine de s’y aventurer si vous en trouvez un lors d’une visite du Japon.

(Photo de titre : drufisher. Autres photos : Kiyoharu Ukawa / Dick Thomas Johnson)

  • [13.09.2015]
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