Dossier spécial Le nouveau leader chinois confronté à des questions de politique intérieure
Chine : quels changements se profilent au sommet de l’État ?

Tomisaka Satoshi [Profil]

[14.12.2012] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | 简体字 | 繁體字 | ESPAÑOL |

Le Congrès national du Parti communiste chinois va s’ouvrir à Pékin le 8 novembre 2012. Les restrictions en vigueur en termes d’âge et de durée de mandat font que la majorité des dirigeants actuels, et notamment le leader suprême Hu Jintao, vont devoir céder leur place. Le journaliste Tomisaka Satoshi nous parle de l’organisation du pouvoir en Chine et s’interroge sur l’évolution à court terme du paysage politique.

Le Dix-huitième Congrès national du Parti communiste chinois, qui doit s’ouvrir le 8 novembre 2012, va immanquablement être l’occasion d’un grand changement à la tête du parti, tel qu’il ne s’en produit qu’un par décennie, mais à l’heure où nous écrivons ces lignes (octobre 2012, N.D.L.R) la seule certitude qui semble acquise est que le vice-président Xi Jinping va accéder au poste de secrétaire général du PCC. L’attribution de nombre des autres grandes responsabilités reste en suspens — les décisions à cet égard ont sans doute été prises lors des réunions qui se sont tenues cet été à Beidaihe, mais elles n’ont pas encore été rendues publiques (Beidaihe est célèbre en tant que lieu de retraite estivale pour les dirigeants et membres importants du PCC, qui s’y retrouvent chaque année pour des réunions). Je dois admettre que je me sens quelque peu nerveux à l’idée dresser un état de l’organisation du pouvoir en Chine au point où nous en sommes. Mais ce n’est pas parce que nous ne connaissons pas les noms de tous les membres de la future équipe dirigeante qu’il nous est interdit d’aborder le sujet.

L’héritage de Deng Xiaoping

En fait, il ne semble pas que la Chine d’aujourd’hui soit sous l’emprise d’un homme fort ou d’une quelconque équipe dirigeante. Tout porte plutôt à penser qu’elle suit la volonté du PCC. Cette volonté, assez vague à vrai dire, peut être assimilée aux valeurs du parti telles qu’elles ont pris forme à partir de 1978, l’année où Deng Xiaoping a mis en chantier sa politique de réforme et de libéralisation. On peut comparer les dirigeants de la Chine contemporaine à la direction d’une entreprise dont les tout puissants fondateurs ont disparu et qui s’efforce de faire face à la situation en essayant d’imaginer ce que ceux-ci auraient fait dans les mêmes circonstances.

Au moins en ce qui concerne le choix des dirigeants du parti, il se trouve toutefois que les instructions laissées en héritage par M. Deng cesseront d’être pertinentes à l’issue du congrès du parti. Depuis la démission de M. Deng, aucun dirigeant n’a exercé sur la Chine une domination comparable à la sienne. L’ère des luttes entre individus pour arriver au sommet de la hiérarchie du PCC a pris fin et laissé place à un processus de sélection collective. Mais les deux principaux successeurs de M. Deng — Jiang Zemin (secrétaire général du PCC de 1989 à 2002, président de 1993 à 2003) et Hu Jintao (l’actuel titulaire de ces fonctions) — ne sont pas issus de ce dispositif officiel de sélection. M. Jiang, on le sait, est arrivé au pouvoir pour la simple raison qu’il était le successeur désigné de M. Deng. Et même M. Hu a dû son ascension au fait que M. Deng l’avait placé très tôt en position de futur dirigeant. Mais au congrès de cette année, quinze ans après la mort de M. Deng, survenue en 1997, le parti va finalement choisir lui-même son chef, en dehors de toute référence au testament de M. Deng.

Si l’on me permet une brève digression, je ne partage pas l’interprétation avancée par beaucoup de Japonais selon laquelle la « clique de Shanghai », avec Jiang Zemin à sa tête, est en concurrence avec le « clan de la ligue de la jeunesse », mené par Hu Jintao. Cette vision des choses n’est pas corroborée par les faits et les gens regroupés sous l’étiquette de « clique de Shanghai » ne s’entendent pas nécessairement entre eux. Cela se comprend bien lorsqu’on sait que ce n’est pas à M. Jiang mais à M. Deng que bien des personnalités de Shanghai doivent leur promotion à des postes de responsabilité.

Il était inévitable que des décalages apparaissent entre le choix des dirigeants opéré par M. Deng et la réalité des rapports de force au sein du parti — de même qu’à l’école, les étudiants désignés par les professeurs pour être les représentants d’une classe n’en sont pas nécessairement les vrais meneurs. Ces décalages ont généré des conflits entre les personnes choisies et des ténors hostiles aux choix de M. Deng. Particulièrement emblématiques à cet égard sont les trois affrontements qui ont opposé Chen Xitong, le secrétaire du comité de Pékin du PCC, à Jiang Zemin, Chen Liangyu, le secrétaire du comité de Shanghai à Hu Jintao et Bo Xilai, le secrétaire du comité de Chongqing à Xi Jinping, même si l’on peut penser que la fronde de M. Bo était dirigée contre la direction du parti prise dans son ensemble.

MM. Jiang et Hu, qui ont tous deux réussi à éliminer leurs rivaux, se sont taillé vers la fin de leurs mandats une réputation de grands dirigeants, à la hauteur de leur rôle de chef d’un gouvernement de parti unique. Mais ni l’un ni l’autre n’a fait preuve de l’audace décisionnelle qui est la marque des dirigeants d’envergure. C’est plutôt de paralysie mentale qu’ils ont fait montre lorsqu’ils se sont trouvés confrontés à des situations qui exigeaient d’eux des décisions lourdes de conséquences.

En 2001, lors de l’incident au cours duquel un avion de reconnaissance EP-3 des États-Unis a été contraint d’atterrir sur l’île de Hainan suite à une collision avec un avion de chasse chinois, les autorités américaines ont été dans l’incapacité de joindre M. Jiang pendant huit heures d’affilée. Loin de disparaître après l’accession de M. Hu au pouvoir, cette tendance à se défiler dans les situations de crise s’est manifestée au grand jour à l’occasion des essais d’armes nucléaires effectués par la Corée du Nord et quand les relations sino-japonaises ont commencé à se détériorer. Et le manque de réactivité des principaux dirigeants a encore été mis en évidence récemment, lorsqu’ils ont dû décider comment mettre Bo Xilai au pas. Cette lenteur peut certes être mise au compte de l’obligation de parvenir à une coordination entre diverses instances, mais il n’en reste pas moins que la situation n’est pas propice à l’apparition d’un dirigeant fort, capable de prendre seul des décisions et de veiller à leur bonne application. C’est pourquoi, en dépit des récits des médias japonais selon lesquels « Wen Jiabao se trouve isolé » ou « Jiang Zemin prépare son retour et la responsabilité de Wen Jiabao est mise en question », absolument personne ne s’est vu demander des comptes pour ses faux pas politiques.

La vie politique en Chine est arrivée à un grand tournant alors que le gouvernement de Jiang Zemin était à mi-parcours, quand Deng Xiaoping a renoncé à l’exercice direct du pouvoir. C’est comme si une entreprise privée étroitement contrôlée par son patron s’était transformée en société cotée en bourse. Le problème, c’est que même après cette transition, le conseil d’administration de l’entreprise n’a pas d’autre choix que de continuer à se conformer aux plans, pourtant périmés, tracés par l’ancien PDG (M. Deng).

La fronde de Bo Xilai

L’équipe actuellement au pouvoir n’a pas l’énergie qu’il faudrait pour en finir avec la panoplie des politiques élaborées par M. Deng — réforme économique, libéralisation à l’intérieur des frontières et profil bas en politique étrangère. Certains observateurs estiment que des changements sont intervenus en ce qui concerne ce dernier point, mais, concrètement parlant, je n’arrive pas à imaginer un niveau de la hiérarchie suffisamment élevé pour revenir sur une orientation politique définie par M. Deng. En fait, la marge de manœuvre des dirigeants de Pékin est de plus en plus réduite, vu leur incapacité à trouver une ligne de conduite en phase avec le rythme étourdissant de l’évolution du contexte dans lequel la Chine se trouve plongée.

Emblématiques de cet embarras sont le cas de Bo Xilai, évincé de son poste de chef du parti à Chongqing au mois de mars de cette année et exclu du parti en septembre, et le parcours inverse qui a conduit son rival Wang Yang à la tête du parti dans le Guangdong. Plutôt que de m’étendre sur le cas Bo Xilai, je préfère tourner mon attention vers la ligne de conduite « chanter rouge, résister » (changhong dahei) appliquée par M. Bo à Chongqing. Le mot d’ordre « résister » fait référence à sa campagne en vue d’éradiquer la mafia locale. La collusion entre les autorités locales et la pègre se rencontre partout en Chine. La prolifération des requins de l’immobilier — des spéculateurs qui achètent des terres à bas prix et les revendent avec de juteux bénéfices — constitue le plus grave problème à cet égard. La pègre envoie des hommes de main traiter avec les propriétaires qui refusent de vendre leur bien. Dans ce genre d’affaires, le citoyen ordinaire n’a aucun recours, étant donné que la police et les tribunaux sont de mèche avec la pègre. Bien décidé à en finir avec ces forces occultes à Chongqing, M. Bo a fini par mettre en état d’arrestation l’adjoint au chef de la police, sous les ordres duquel il travaillait, et cette initiative lui a valu d’être acclamé d’un bout à l’autre de la nation.

Quant au mot d’ordre « chanter rouge », il fait référence à une campagne visant à encourager les chants révolutionnaires afin de rappeler aux gens le « bon vieux temps » du communisme. Ce mouvement, né comme une vague de nostalgie dans la génération qui, ayant oublié les horreurs de la Révolution culturelle, s’était mise à idéaliser le passé, a par la suite pris une coloration nettement plus politique. Ce revirement prend sa source dans la rébellion des utilisateurs d’Internet contre la critique de Mao Zedong formulée par le célèbre économiste Mao Yushi. Cette critique, qui visait les erreurs commises pendant la dernière période du règne de Mao Zedong, ne contenait rien de nouveau, mais elle a suscité des réactions d’une violence inattendue et son auteur est devenu une cible privilégiée des internautes. On notera avec intérêt que nombre de ces attaques suggéraient que la période de la Révolution culturelle était mieux que l’actuelle — que la société chinoise était alors plus équitable et ne souffrait pas de la corruption généralisée de la bureaucratie qui sévit aujourd’hui.

Les deux versants de la politique de M. Bo ont rencontré un large écho tant chez les gens dénués de tout pouvoir qui avaient souffert des abus des fonctionnaires, que dans le camp des mécontents qui n’avaient tiré aucun bénéfice de la réforme économique et de la campagne de libéralisation. Les dirigeants de Pékin se sont sentis menacés, comme en témoignent certains propos tenus par le chef de l’État Wen Jiabao à l’occasion d’une conférence de presse donnée à la suite du Congrès national du peuple réuni en mars, peu après la mise au pas de M. Bo. Lors de cette conférence de presse, M. Wen a déclaré qu’il existe toujours des forces qui essayent de susciter une révolution culturelle en Chine et que tout ce que le parti a construit jusqu’ici risque d’être perdu si le processus de réforme n’est pas résolument mené à terme.

La direction centrale du parti s’est débarrassée de Bo Xilai, mais le riche terreau de mécontentement dans lequel celui-ci cherchait à semer ses graines est toujours là. Et la probabilité est grande qu’un autre politicien cherchera un jour ou l’autre à reprendre son flambeau et à obtenir du même sol une riche récolte. Le casse-tête pour les dirigeants actuels réside dans le fait que l’héritage intouchable de Deng Xiaoping les empêche de se prêter aux exigences des couches de la population dont M. Bo a su recueillir l’adhésion. C’est ainsi, par exemple, qu’en s’attaquant sérieusement au problème de la redistribution des ressources, ils risqueraient de relancer la controverse entre partisans du communisme et du capitalisme éteinte par M. Deng il y a vingt ans. On voit donc que la marge de manœuvre des dirigeants actuels, qui ont été choisis dans le cadre d’un système conçu pour promouvoir la réforme et la libéralisation chères à M. Deng, est soumise à une règle du jeu à laquelle il ne peuvent apporter que de légères modifications.

Le programme de réforme de Wang Yang

Contrairement à la ligne de conduite adoptée par M. Bo, celle de Wang Yang, qui est à la tête du parti dans le Guangdong, réside dans une « rigoureuse application » du programme de réforme au niveau local — autrement dit, elle est conforme à l’attitude prônée par M. Wen dans sa conférence de presse du mois de mars. En 2007, lorsque M. Wang est devenu secrétaire du parti dans le Guangdong, le premier point sur lequel il a insisté était la liberté de penser. Dans une allocution délivrée à Guangzhou à la fin de cette année-là, il a non seulement appelé à un engagement résolu en faveur du renforcement des politiques de réforme et de libéralisation au Guangdong, mais encore employé à vingt-deux reprises l’expression « émancipation de la pensée » (jiefang sixiang). Entre autres points précis, M. Wang a mentionné l’élection directe des cadres du bas de la hiérarchie du parti, la réforme des attributions du Congrès national du peuple et de la Conférence politique consultative du peuple, la réforme de la magistrature, la mise en place d’un dispositif de prévention de la corruption et même la réforme des attributions du gouvernement central. Sur les dix-neuf « mesures de la réforme de Shenzhen » proposée par M. Wang, les huit premières ont trait à la participation du peuple au processus politique — dans le cadre, bien entendu, du parti unique. Ce programme a fait beaucoup de bruit, et pas seulement au Guangdong. Il envisage d’introduire des élections libres pour les chefs de district et, à plus longue échéance, pour les maires, sous réserve que certaines conditions soient réunies. Le rôle de chien de garde incombant aux médias est également mentionné, ainsi que la division tripartite du pouvoir.

Lorsqu’on met en parallèle le parcours de Bo Xilai et de Wang Yang, il est intéressant de noter que les gens ont réagi plus favorablement au programme de Bo Xilai, alors même qu’il comportait des mesures radicales inévitablement génératrices de désordre social, tandis que les propositions de Wang Yang, qui étaient pourtant beaucoup plus concrètes et prometteuses en termes de changement sociétal — et passaient par des décisions exigeant un grand courage au sein du parti —, ont laissé l’impression de ne pas aller assez vite compte tenu de la terrible cadence du changement.

Peut-être est-ce tout simplement que la population a le sentiment qu’il ne suffira pas de quelques réformes pour modifier le statu quo. Outre que la légitimité du parti communiste s’est trouvée affaiblie du fait que le pouvoir a changé de mains à plusieurs reprises depuis l’adoption de la réforme et des mesures de libéralisation mises en œuvre par ce même parti, le véritable pouvoir de décision a commencé à lui échapper quelles que soient ses intentions. Emblématique de cette tendance est l’essor des grandes entreprises publiques. Le salaire annuel des PDG de ces entreprises est plafonné à 60 millions de yuans (5 millions par mois), contre 2 000 à 3 000 yuans par mois, dit-on, pour un travailleur ordinaire. Comment a-t-on pu en arriver là dans un pays communiste ?

Dans le même ordre d’idées, on peut également citer le revenu des fonctionnaires du parti, dont l’effectif atteindrait les 70 millions : pour les ménager, on publie des chiffres qui n’ont rien à voir avec les revenus cachés qu’ils perçoivent, revenus que les Chinois qualifient de « gris ». En pratique, il s’agit presque exclusivement de pots-de-vin. Et les entreprises publiques occupent une place prépondérante en tant que pourvoyeuses de ce genre de fonds. Elles se voient attribuer des contrats sur une base préférentielle et sont autorisées à monopoliser certains marchés de façon à réaliser des profits, qu’elles utilisent ensuite pour payer des pots-de-vin. À la fin des années 1990 et au début des années 2000, quand le secteur privé était en plein essor, ce problème se posait à une échelle relativement petite, mais la crise économique mondiale consécutive à la faillite de Lehman Brothers a propulsé le secteur public sur le devant de la scène. Il existe une formule pour décrire ce phénomène : guojin mintui, qui veut dire « l’État avance à mesure que le secteur privé recule ». Quand la Chine a investi 4 000 milliards de yuans pour soutenir son économie, elle a été applaudie un peu partout dans le monde et elle a aussi donné un coup de fouet très apprécié à l’économie mondiale, mais cette initiative a eu l’effet secondaire d’aggraver lourdement les inégalités dans le pays.

Les autorités chinoises tentent à l’heure actuelle de s’attaquer à l’édifice de la corruption né de ce processus, mais on ne peut pas attendre d’elles qu’elles s’en prennent sérieusement au dispositif qui constitue pour eux une source occulte de revenus. Sans compter que la volonté collective des entreprises publiques a bien entendu plus de poids que celle du parti lorsqu’il s’agit de définir au jour le jour les comportements de la nation. En témoigne l’implication de la China National Offshore Oil Corporation (entreprise publique pour l’exploitation du pétrole au large des côtes) dans le conflit territorial en mer de Chine du Sud.

Le pouvoir central en situation périlleuse

La direction centrale du parti cherche à se servir des médias comme de chiens de garde. Mais les organes des médias, qu’ils soient nouveaux ou solidement établis, ne peuvent montrer les crocs qu’au niveau local. les autorités locales, prises entre la vague du mécontentement public et la domination intouchable du pouvoir central, perdent ostensiblement leur vitalité.

Récemment, Chen Guangcheng, avocat aveugle et militant des droits civils, a cherché refuge à l’ambassade des États-Unis à Pékin et adressé un appel au président Wen pour lui demander que le gouvernement central s’attaque à la corruption au niveau local. Comme le montre cet exemple, les intérêts des autorités locales ne concordent pas nécessairement avec ceux du gouvernement central. En autorisant les médias à dénoncer les méfaits commis au niveau local, la direction centrale a encore creusé le fossé qui la séparait des autorités locales et exacerbé la tendance de ces dernières à feindre la soumission tout en agissant à leur convenance en coulisse.

La perte de légitimité du PCC étant inéluctable, le seul outil qui lui reste pour donner satisfaction à la population est le développement économique, ce qui réduit la marge de manœuvre dont il dispose pour en modérer le rythme de façon à s’adapter aux changements. Et, pour les raisons dont j’ai parlé plus haut, la direction aurait bien du mal à opérer un virage brutal vers une politique de redistribution. Autrement dit, l’équipe actuellement au pouvoir n’a pas d’autre option que de maintenir le cap, tout en sachant que cela aura immanquablement pour effet secondaire d’aggraver les inégalités.

Ceci étant, la plus grave menace qui pèse sur le gouvernement est que la corruption généralisée galvanise le mouvement populaire d’hostilité à son encontre. Auquel cas, la petite phrase du président Wen selon laquelle le parti risque de « tout perdre » pourrait s’avérer tout à fait pertinente.

Les problèmes clés pour le nouveau gouvernement de Xi Jinping vont être le maintien de la domination du PCC et l’atterrissage en douceur du système politique. Mais il semble peu probable que la population, dont la colère frise le point d’ébullition, attende patiemment tandis que le parti avance en traînant les pieds sur le chemin de la réforme politique.

(D’après un original écrit en japonais et publié le 12 octobre 2012)

  • [14.12.2012]

Né en 1964. Après ses études à l'Université de Pékin, il est devenu journaliste pour un magazine hebdomadaire, puis indépendant. Auteur de Chûgoku hôdô no "ura" wo yome ! (Lire entre les lignes des rapports sur la Chine, Kodansha, 2009) et Chûgoku no chika-keizai (L’économie souterraine chinoise, Bunshun Shinsho, 2010).

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