Comment vivent les jeunes « à moitié Japonais » ?
Rencontre avec Nishikura Megumi, co-réalisatrice du film « Hafu »
[16.01.2014] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | 简体字 | 繁體字 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

« Hafu », un long métrage sorti sur les écrans en 2013, donne un aperçu des problèmes rencontrés par les enfants nés de mariages mixtes au Japon, à travers cinq exemples précis. Pour en savoir davantage, Nippon.com s’est entretenu avec la cinéaste Nishikura Megumi qui a réalisé ce film avec Lara Perez-Takagi.

Nishikura Megumi

Nishikura MegumiCinéaste. Née à Tokyo d’un père japonais et d’une mère américaine. A vécu au Japon jusqu’à l’âge de quatre ans, puis aux Philippines, en Chine et à Hawaï avant de se rendre aux États-Unis et de suivre des cours à l’Université de New York où elle s’est spécialisée dans le cinéma. A participé en 2009 à la réalisation d’une vidéo sur les problèmes de l’environnement au Japon pour l’Université des Nations Unies (UNU). A commencé pratiquement en même temps à tourner un long métrage intitulé « Hafu » en compagnie de la cinéaste Lara Perez-Takagi. Le film est sorti sur les écrans au mois d’avril 2013 aux États-Unis et six mois plus tard au Japon.

Le nombre des Japonais qui se marient avec des étrangers augmente rapidement tant et si bien que chaque année, plus de vingt mille enfants « à moitié Japonais » (hafu, de l’anglais « half-Japanese) voient le jour au Japon. Les hafu sont de plus en plus présents dans les médias, en particulier parmi les vedettes de la télévision, mais l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes n’est pas forcément le reflet de la réalité. Si une grande partie des hafu que l’on voit sur le petit écran ont des parents dont l’un est Japonais et l’autre Occidental, il en va tout autrement pour les autres enfants issus d’un mariage mixte. Dans les trois-quarts des cas en effet, l’un des époux est originaire d’un autre pays d’Asie que le Japon, le plus souvent de Chine, de Corée du Sud et des Philippines(*1). Et un grand nombre des enfants nés dans ce type de famille ne ressemblent pas, à priori, à l’image que la plupart des gens se font des hafu.

Deux femmes cinéastes — Nishikura Megumi et Lara Perez-Takagi, l’une et l’autre « à moitié Japonaises » — ont réalisé un film de quatre-vingt sept minutes intitulé « Hafu » qui se penche sur la vie de cinq hafu dans un contexte biculturel. Nous avons interviewé Nishikura Megumi pour en savoir davantage sur son film et sur sa propre expérience dans ce domaine.

(*1) ^ D’après des données recueillies en 2007 par le Ministère japonais de la Santé, du Travail et de l’Aide sociale.

  • [16.01.2014]
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