Dossier spécial Quand gourmandise rime avec plaisir
L’alcool de prune « umeshu », un délice à la conquête du monde
[23.10.2017] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

Ces dernières années, si le saké japonais a le vent en poupe sur les marchés étrangers, le umeshu, l’alcool de prune, n’est pas en reste non plus. Sucré, facile à boire et bon pour la santé, il est surtout très apprécié des femmes et des jeunes. Nippon.com est allé à la rencontre d’un producteur de la préfecture de Wakayama, qui ne ménage pas ses efforts pour faire connaître au-delà des frontières de l’Archipel les délices de cet alcool. Il nous a expliqué son processus de fabrication tout en nous confiant ses attentes pour l’avenir.

Le umeshu, particulièrement apprécié de la gente féminine

Le degré d’alcool du umeshu, résultat de la macération de prunes dans un alcool (liqueur blanche, shôchû ou eau-de-vie), varie entre 8 et 15 degrés. Il conserve un arôme fruité et juste ce qu’il faut d’acidité, lui donnant une saveur simple et légèrement sucrée particulièrement appréciée des jeunes et des femmes.

Qui dit prune ume, dit bien évidemment umeboshi, les prunes salées. Mais si ces dernières, en raison de leur saveur si particulière, ont du mal à se faire une place sur le marché étranger, les exportations de umeshu, elles, se portent bien. Selon des données de l’Agence des impôts, les exportations de liqueurs, dont le umeshu, ont pratiquement doublé entre 2011 et 2016, passant de 1,8 milliard de yens à 4,2 milliards de yens. Cette tendance à la hausse s’est poursuivie en 2017, puisque les exportations atteignaient 2,2 milliards de yens pour la seule période de janvier à juin, soit une hausse de 9,6 %, dont une part importante de umeshu. Selon une étude de l’Agence des impôts, le umeshu est particulièrement apprécié des Hongkongaises qui le préfèrent au saké en raison de sa saveur plus sucrée.

Des bouteilles de umeshu à base de prunes vertes. En vente chez Nakano BC.

« Le umeshu n’est produit qu’au Japon. Il est non seulement bon pour les papilles mais également pour la santé », explique Yamamoto Yoshiaki, chef de production chez Nakano BC, entreprise qui exporte ses umeshu vers 22 pays à l’étranger. Selon lui, le umeshu contient de l’acide citrique qui permet de récupérer des forces lorsqu’on est fatigué et améliore la circulation du sang.

Le Kishû Umeshu Kônankô, produit par Yamamoto Yoshiaki. Il a remporté le premier prix au concours Tenma Tenjin, l’un des plus prestigieux concours de umeshu.

  • [23.10.2017]
Articles liés
Autres articles dans ce dossier
  • Le thé japonais, un lien universel : floraison numérique dans une tasse de thé cosmiqueÀ Paris, le salon Maison & Objet dédié à la décoration intérieure hébergeait un espace plongé dans la pénombre, pareil à une faille temporelle : une installation numérique interactive fusionnelle avec le monde du thé. Partez à la découverte de beautés et saveurs fugitives, potentielles portes d’entrée d’un nouveau genre dans l’univers du thé et du zen.
  • Les prunes salées « umeboshi » peuvent-elles être appréciées hors du Japon ?Les umeboshi, ou prunes macérées dans le sel puis séchées au soleil, sont un aliment traditionnel très prisé des Japonais. Les umeboshi sont par ailleurs bons pour la santé et peuvent se conserver longtemps. Cependant, elles sont loin de faire l’unanimité à l’étranger. Son goût extrêmement acide et salé en fait l’une des spécialités japonaises les plus détestées hors des frontières de l’Archipel. Mais regardons plutôt de plus près le charme et les bienfaits de ce petit aliment.
  • Le « nattô » à la conquête du marché internationalLe nattô, fabriqué à partir de graines de soja fermentées, est une denrée alimentaire typiquement japonaise. Un producteur, qui a mis au point un nattô moins collant afin de le rendre plus facile à manger pour les étrangers, se lance maintenant à la conquête du marché international. Le nattô pourrait-il, après la sauce de soja et le tofu, être le prochain produit japonais à gagner les tables du monde entier ?
  • Découvrons le Japon l'eau à la bouche avec le journaliste gastronomique Michael BoothL’auteur et journaliste britannique Michael Booth est connu pour son amour du Japon et de la cuisine japonaise, une passion qu’il partage dans ses livres tels que Sushi and Beyond: What the Japanese Know About Cooking, publié en 2010. Nous l’avons rencontré lors de son énième passage dans l’Archipel. Assis à une table d’izakaya à Tokyo, il nous a raconté quelques anecdotes sur la gastronomie nippone, ses voyages et bien plus encore.
  • Un restaurant français, un groupe de personnes par jour, des produits de FukushimaLe restaurant « Hagi France Ryôriten » n’est pas un restaurant comme les autres. Situé dans la préfecture de Fukushima, ce restaurant unique se propose de servir des plats composés de légumes de saison cueillis du jour à un seul groupe de clients par jour. Le chef, Hagi Harutomo, est le premier Japonais à avoir eu le prestige de se retrouver derrière les fourneaux du Palais de l’Élysée. Les plats ainsi concoctés par le maître queux nippon ont pu être soumis à l’appréciation des exigeantes papilles du président François Hollande.

Nippon en vidéo

Derniers dossiers

バナーエリア2
  • Chroniques
  • Actu nippone