Dossier spécial Après le travail, après l'école…
Allez le club Gymnastique rythmique masculine de l’Université d’Aomori !
Issey Miyake habille les jeunes athlètes
[19.09.2013] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | 简体字 | 繁體字 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

La gymnastique rythmique masculine de compétition est née au Japon. Elle attire déjà de nombreux spectateurs enthousiastes, mais sa notoriété et sa propagation sont encore à développer. C’est ce qui a poussé Issey Miyake, le styliste mondialement célèbre, à collaborer avec le club de gymnastique rythmique masculine de l’Université d’Aomori dont il a produit le spectacle de démonstration.

La gymnastique rythmique véhicule une forte image de discipline sportive strictement féminine, et pourtant, la catégorie masculine existe aussi. La compétition dans ce domaine est même née au Japon dès avant guerre, sous la dénomination « gymnastique d’équipe sans agrès ». La discipline fut officiellement reconnue dès 1949 lors du Festival National des Sports. Le premier championnat universitaire du Japon se tint la même année, et voit cette année sa 65e édition.

Comparé à la catégorie féminine qui met l’emphase sur l’esthétique de la souplesse, la gymnastique rythmique masculine fait porter l’accent sur le caractère acrobatique et dynamique, en jouant sur la vitesse et la force. La beauté et l’élan que ces performances expriment ont déjà attiré un grand artiste : Issey Miyake, le styliste de mode mondialement connu.

La beauté dynamique de la gymnastique rythmique masculine a attiré Issey Miyake

Ce n’est qu’en février 2013 que Issey Miyake a découvert la gymnastique rythmique masculine. C’est une performance de l’équipe de l’Université d’Aomori à la télévision, vue tout à fait par hasard, qui l’a impressionné. Cette équipe est quadruple vainqueur consécutivement du championnat national. Elle a également remporté 11 titres universitaires de suite. Autant dire que c’est la meilleure équipe du Japon, et donc du monde. Pour M. Miyake qui a une pensée forte pour la région du Tôhoku depuis le séisme, la vision de ces jeunes lui a paru comme une lumière émanant d’Aomori dirigée vers l’avenir.

Nakata Yoshimitsu, entraîneur en chef

De son côté, Nakata Yoshimitsu, l’entraîneur de l’équipe entretient depuis longtemps le désir de faire de la gymnastique rythmique masculine une « spécificité culturelle d’Aomori ». Mais beaucoup de choses restent encore à faire. La discipline n’est pas encore reconnue par la Fédération internationale de gymnastique, et a même été exclue du Festival national des sports depuis 2009 (même si cela est officiellement considéré comme une « pause »). En tant que président du comité de la gymnastique rythmique masculine au sein de l’Association Japonaise de gymnastique, M. Nakata n’économise pas ses efforts pour la promotion de ce sport.

L’idée leur est alors venue de développer l’aspect spectacle des performances, en lui donnant un aspect plus libre. Il s’agit de réaliser des performances physiques devant un large public. Issey Miyake a immédiatement pris contact avec M. Nakata pour lui exposer son idée :

Daniel Ezralow, directeur artistique

Les costumes des équipiers sont des modèles originaux de la nouvelle ligne « Homme plissé Issey Miyake » du designer. Daniel Ezralow, metteur en scène et chorégraphe de réputation mondiale, par ailleurs chorégraphe de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi et ami d’Issey Miyake depuis plus de trente ans, s’est chargé de la direction artistique de ce spectacle. La musique, les éclairages et la vidéo ont également été confiés à des créateurs contemporains de premier plan. Comme dans un défilé de mode ou presque, des coiffeurs, des maquilleurs, des habilleurs s’activaient en coulisse pour préparer les athlètes avant leur performance. C’est tout l’univers Issey Miyake qui a été mis au service de la performance.

  • [19.09.2013]
Articles liés
Autres articles dans ce dossier
  • Kendo, un art martial qui mérite d’être diffusé dans le monde entierDurant trois jours, du 29 au 31 mai 2015, le Nippon Budôkan (Kudanshita, Tokyo) a vibré des clameurs des Championnats du monde de kendo.
  • L’hymne à la joie, toujours renouveléA chaque fin d’année, la symphonie nº 9 de Beethoven est jouée dans tout le Japon. Pourquoi ici, dans cette île si éloignée du pays natal du compositeur, cette œuvre est-elle chantée en allemand tous les ans ? Qu’est-ce qui, dans la 9e, attire les Japonais ? Nous sommes allés à la rencontre d’une chorale en répétition.

Nippon en vidéo

バナーエリア2
  • Chroniques
  • Actu nippone