Dossier spécial Post 11 mars 2011 : les challenges
Quatre ans après le séisme, le Sanriku aujourd’hui (2ème partie)

Wada Naoki [Profil]

[17.03.2015] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

Le 11 mars 2011, le littoral du Sanriku a été dévasté par le tsunami. Pour cette région déjà mal desservie, sans industrie notoire et minée par le dépeuplement avant même la catastrophe, l’anéantissement a été total. Quatre ans depuis. Ne reste aujourd’hui, des zones sinistrées d’où les débris ont été déblayés, que d’immenses terrains vagues et vides. 2ème partie : Kesen-numa, Togura, Onagawa.

Kesen-numa : le bateau symbole du tsunami a disparu

Je pense que vous êtes nombreux à vous souvenir de cette image : un bateau de pêche transporté par le tsunami sur près d’un kilomètre et échoué à l’intérieur des terres (photo 1). Un an et demi après le séisme, après le remblaiement des gravats, il demeurait là, tout seul au milieu de l’ancienne ville (photo 2).

Les gens sont venus pour voir ce bateau. C’était l’itinéraire favori, avec le Centre commercial local de la reconstruction, pour les gens venus dans le Sanriku, comme les bénévoles par exemple, et nombreux ont été ceux à demander qu’il reste ainsi comme symbole du tsunami.

Photo 1 : Kesen-numa, 1er avril 2011

Photo 2 : Kesen-numa, 27 septembre 2012

Photo 3 : Kesen-numa, 3 octobre 2014

Mais la ville de Kesen-numa aurait dû s’occuper des frais pour la conservation du bateau si on le laissait tel quel, et avant même que le budget ait pu être établi, son propriétaire a fini par le mettre lui-même au rebut. Une fois le bateau disparu, les visites ont brusquement cessé (photo 3).

  • [17.03.2015]

Photographe. Directeur de l’Association Japonaise des Photographes. Diplômé du Département Photographie de la Faculté des Arts de l’Université Nihon. Travaille au journal Sankei Living Shimbun, et à l’agence de publicité Dentsu avant de devenir indépendant. A remporté la 4e place du Prix de l’Association des Photographes publicitaires du Japon (2014), du Prix Ueno Hikoma de la Société Japonaise pour les Arts et l’Histoire de la Photographie (2001) et le 2e place du Prix Fujimoto Shihachi (2010).

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