Dossier spécial Sanctuaires shintô : suivez le guide !
Visite guidée d’un sanctuaire shintô [1] : Torii

Toya Manabu [Profil]

[15.08.2016] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

Le torii marque l’entrée de l’enceinte des sanctuaires shintô japonais, qui symbolise la frontière entre monde profane et monde sacré. La silhouette de ce portique rouge vermillon est célèbre dans le monde entier.

Torii : les portiques délimitant l’espace sacré

Le mot torii désigne le portique qui marque l’entrée de l’enceinte sacrée des jinja. Son apparence particulièrement distinctive a fait de lui l’emblème des sanctuaires shintô dans le monde entier. La présence d’un torii avertit le visiteur qu’il est sur le point de pénétrer dans un espace sacré. L’usage veut d’ailleurs que l’on s’incline avant de le franchir.

La taille et le nombre des torii varie en fonction de l’importance du sanctuaire. Quand il y en a plusieurs, le plus imposant est celui qui se trouve à l’entrée de l’enceinte sacrée et porte le nom de « premier portique » (ichi no torii). Les autres torii – appelés respectivement « second portique » (ni no torii) et « portique du sanctuaire » (san no torii) – marquent le passage dans un espace encore plus sacré que le précédent, au fur et à mesure que l’on progresse vers le pavillon principal.

Sous sa forme la plus simple et la plus courante, le torii est constitué de deux piliers surmontés par un linteau (kasagi) et reliés par une poutre (nuki) située en dessous du kasagi. Certains sont pourvus d’un petit toit à deux pentes (ryôbu torii). D’autres, appelés miwa torii, comportent deux portiques secondaires accolés de part et d’autre du torii principal. Contrairement à une idée reçue, tous les torii ne sont pas recouverts d’un enduit rouge vif et la plupart d’entre eux ont la couleur du bois naturel. Certains sont en pierre et depuis quelque temps, les torii en métal, en béton ou en résine renforcée de fibres ont tendance à se multiplier.

Sanctuaire d’Ise (à Ise dans la préfecture de Mie)

Sanctuaire d’Usa (à Usa dans la préfecture d’Ôita)

Sanctuaire de Hiyoshi Taisha (à Ôtsu dans la préfecture de Shiga)

Le portique principal du sanctuaire Fushimi Inari (à Fushimi dans la préfecture de Kyoto)

Le chemin d’accès « sandô » avec les mille torii du sanctuaire Fushimi Inari

Sanctuaire Nogi (dans l’arrondissement de Minato à Tokyo)

Sanctuaire Ôarai Isosaki (à Ôarai dans la préfecture d’Ibaraki)

Lire le volet suivant—Visite guidée d’un sanctuaire shintô [2] : Sandô

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(Photos: Nakano Haruo. Illustrations : Izuka Takeshi)

▼A lire aussi
Visite guidée d’un sanctuaire shintô – Introduction Le Fushimi Inari à Kyoto : un sanctuaire prisé par les touristes [Diaporama] Quatre saisons au sanctuaire d’Ise

 

  • [15.08.2016]

Historien et desservant de sanctuaire shintô (kannushi). Spécialiste des recherches sur le shintô. Né en 1953, dans la préfecture de Saitama. Titulaire d’une licence ès lettres de l’Université Kokugakuin. Auteur de divers ouvrages dont Shintô nyûmon (Introduction au shintô) ; Fujisan, 2200 nen no himitsu (Le mont Fuji : un secret vieux de 2 200 ans), Sanshu no shingi – tama, kagami, tsurugi – ga shimesu tennô no kigen (Les trois trésors sacrés – joyau, miroir, épée – aux origines de la lignée impériale), Suwa no kami, fûin sareta jômon no chimatsuri (Les divinités de Suwa et les sacrifices rituels de l’époque Jômon) et Onmyôdô to wa nanika (Qu’est-ce que le onmyôdô ?) .

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