Tennis de table japonais : la relève est assurée
[25.01.2018] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | 简体字 | 繁體字 |

Le tennis de table japonais bénéficie actuellement d’un afflux de jeunes talents. Chez les dames comme les messieurs, ils sont nombreux à remporter les divers championnats et à attirer l’attention. Maehara Masahiro, ancien entraîneur de l’équipe olympique japonaise et vice-président de la Fédération de tennis de table, nous offre son éclairage sur ce renouveau.

Maehara Masahiro

Maehara MasahiroVice-président de la Fédération internationale de tennis de table et vice-président de la Fédération japonaise de tennis de table. Né en 1953 à Tokyo, champion du Japon en simple et double messieurs en 1981, il a fait partie de l’équipe nationale. Il a été entraîneur de l’équipe japonaise pour les Jeux olympiques de Séoul, Atlanta et Sydney.

En tennis de table, la relève est aujourd’hui assurée au Japon. En octobre 2016, Hirano Miu (16 ans à l’époque) remportait la coupe du monde en simple dames ; en juin 2017, le Japon raflait une médaille d’or, une médaille d’argent et trois de bronze lors des championnats du monde à Düsseldorf, du jamais vu depuis 42 ans, tandis qu’en simple messieurs, Harimoto Tomokazu, créait la sensation en se hissant en quarts de finale au jeune âge de 13 ans, un record. Notons qu’il est devenu le nouveau champion national en janvier 2018.

Les Japonaises figurent en bonne place au classement mondial de la Fédération internationale de tennis de table (janvier 2018) : chez les dames, Ishikawa Kasumi, 24 ans, est 4e, suivie par Itô Mima et Hirano Miu en 5e et 6e positions puis Hayata Hina à la 11e place, toutes trois âgées de 17 ans.

L’équipe japonaise de retour du championnat mondial en Allemagne pose avec ses médailles. De gauche à droite, au fond : Hirano Miu, Itô Mima, Hayata Hina et Niwa Kôki ; au premier rang : Yoshimura Maharu, Ishikawa Kasumi, Ôshima Yûya et Morizono Masataka. (7 juin 2017, à l’aéroport international de Narita, Jiji Press)

Formés dès le plus jeune âge

Dans les années 1950 et 60, avec des joueurs comme Ogimura Ichirô qui fut 12 fois champion du monde, le Japon dominait le tennis de table mondial. Mais à partir des années 70, avec l’expansion internationale de la discipline, les victoires se sont raréfiées. C’est en 1981 que M. Ogimura, inquiet de cette perte de vitesse, a créé le tournoi national de tennis de table pour enfants.

« Cependant, précise Maehara Masahiro, parmi les vainqueurs de ce tournoi, seulement deux joueurs ont réussi à participer aux Jeux olympiques en simple dans les vingt années suivantes. Les entraîneurs avaient tendance à se concentrer sur les tournois nationaux, au détriment de la scène mondiale. À l’époque, peu d’entre eux étaient en mesure d’enseigner aux jeunes un style de jeu susceptible de les faire gagner à l’international. »

Maehara Masahiro, au centre d’entraînement national Ajinomoto. À l’arrière-plan, les joueurs de l’Académie d’élite du comité olympique japonais en train de s’entraîner. (Photo : Nagasaka Yoshiki)

M. Maehara, entraîneur national, est chargé à partir d’octobre 2001 de créer un programme d’entraînement à la compétition. « Il s’agissait de mettre en place des camps d’entraînement pour écoliers afin de former des joueurs dotés d’une technique et d’un mental qui leur permettraient de se battre au niveau mondial », se souvient-il.

Chaque année, entre 20 et 24 écoliers prometteurs sont sélectionnés et invités à un stage d’entraînement de trois jours. La grande particularité de ce camp est de faire participer aussi les entraîneurs et les parents des enfants sélectionnés. Dans le même temps, une équipe nationale de jeunes, baptisée Hopes National Team, est créée.

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  • [25.01.2018]
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