La majorité des Japonais tolère les punitions corporelles envers les enfants
[16.02.2018] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | العربية | Русский |

La majorité des Japonais serait plutôt tolérante envers les punitions corporelles contre les enfants. Ainsi l’indique une enquête menée en ligne par l’ONG Save the Children Japan, en juillet 2017, et à laquelle ont répondu 20 000 personnes de plus de 20 ans. Le résultat a été publié le 15 février.

Parmi eux, 57 % disent comprendre la nécessité d’un châtiment physique, incluant 1,2 % considérant qu’il « doit être imposé ». Le reste conçoit qu’il peut être appliqué « si c’est nécessaire », ou « quand il n’y a pas d’autre moyen ».

Selon le même sondage, sur les 1 030 parents d’enfant ayant répondu, 70 % ont déjà frappé leurs progénitures par discipline, 80 % se sont déjà sentis énervés contre leurs comportements, et 60 % trouvent qu’il est difficile de concilier travail et éducation parentale.

« Les punitions physiques sont proscrites au sein de l’école, mais pas à la maison ni en d’autres lieux », explique un officiel de l’ONG. L’organisation suggère la suppression de l’article 822 du Code civil japonais, le droit à la discipline parentale pour l’intérêt de l’enfant, pouvant éventuellement aller jusqu’aux châtiments corporels. La ligne à franchir entre punition physique et maltraitance infantile peut être particulièrement ténue.

Voir également notre article sur la maltraitance infantile au Japon

[Copyright The Jiji Press, Ltd.]

  • [16.02.2018]
Articles liés
Autres chroniques

Nippon en vidéo

バナーエリア2
  • Chroniques
  • Actu nippone