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« Chôjû giga » : ces rouleaux japonais du XIIème siècle qui préfigurent le manga moderne

Culture Art

Les rouleaux médiévaux connus sous le nom de Chôjû giga, qui mettent en scène des grenouilles, des lapins et des singes en train de gambader, sont considérés comme des précurseurs du manga moderne.

L’ancêtre du manga

L’œuvre classique japonaise Chôjû giga (« Rouleaux des animaux gambadant »), réalisée entre la fin de l’époque de Heian et l’époque de Kamakura (du XIIe au XIIIe siècle), est souvent considérée comme l’un des lointains précurseurs du manga moderne. Elle se compose de quatre rouleaux, aujourd’hui conservés au temple Kôsan-ji de Kyoto, et doit surtout sa célébrité à ses scènes humoristiques mettant en scène des animaux anthropomorphes. L’une d’elles représente notamment un combat de sumô au cours duquel une grenouille fait culbuter un lapin.

L’auteur des dessins originaux, exécutés à l’encre monochrome, demeure inconnu. En l’absence de tout texte accompagnant les illustrations, il est également difficile de savoir si ces rouleaux avaient pour simple vocation de divertir ou s’ils poursuivaient un dessein plus profond. Quoi qu’il en soit, les grenouilles, lapins, singes et autres créatures qui s’y ébattent restent aujourd’hui encore très populaires. On les retrouve sur toutes sortes de produits, des sacs en toile aux tasses à thé, parfois agrémentés de couleurs.

Si l’œuvre est généralement connue sous le nom de Chôjû giga, son titre complet est Chôjû jinbutsu giga (« Rouleaux des animaux et des humains gambadant »).

Données utilisées

(Image de titre : une grenouille terrasse un lapin dans un combat de sumô. D’après une copie de Maeda Tsuranari en 1886. © Colb)

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