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Les trois parcs nationaux d’Okinawa : trois paradis sur terre

Tourisme Région

Trois lieux de l’île d’Okinawa ont été désignées parcs nationaux. Partons à la découverte de ces petits coins de paradis sur terre !

Le parc national d’Iriomote-Ishigaki

(Date de désignation : 15 mai 1972. Superficie : 21 958 ha)

La baie de Kabira, un des endroits les plus prisés de l'île d'Ishigaki (avec l’aimable autorisation de l’OCVB)
La baie de Kabira, un des endroits les plus prisés de l’île d’Ishigaki (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

C’est le parc national situé le plus au sud et le plus à l’ouest de la préfecture d’Okinawa. Il se trouve sur les îles Yaeyama et existe depuis 1972, année où les États-Unis ont restitué Okinawa au Japon. En 2007, le parc d’Iriomote a été élargi pour ajouter des zones de l’île voisine d’Ishigaki et les eaux environnantes. Les luxuriantes forêts vierges de mangroves et les récifs coralliens sont les principales attractions du lieu.

La plus grande forêt de mangrove du Japon, désignée monument naturel par le gouvernement, borde le fleuve Nakama sur l’île d’Iriomote. La vasière de Nagura Anparu, le long du fleuve Nagura, est le lieu préféré des ornithologues et de tous les amoureux d’oiseaux car il offre un cadre idéal pour l’observation des oiseaux migrateurs.

Vous y trouverez par ailleurs le palmier Yaeyama. Protégé par la Convention de Ramsar (relative aux zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau), il peut atteindre une hauteur de 15 à 20 mètres et ne pousse que sur les îles d’Ishigaki et d’Iriomote.

Croisière dans la forêt de mangrove de la rivière Nakama sur l’île d’Iriomote (avec l'aimable autorisation de l'OCVB)
Croisière dans la forêt de mangrove du fleuve Nakama sur l’île d’Iriomote (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau) 

La vasière de Nagura Anparu, sur l’île d’Ishigaki. Elle abrite de nombreux oiseaux migrateurs (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau) 
La vasière de Nagura Anparu, sur l’île d’Ishigaki. Elle abrite de nombreux oiseaux migrateurs (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau) 

Les eaux cristallines bleu émeraude restent la principale attraction des visiteurs. Le lagon de Sekiseishô est le récif coralien le plus important du Japon. Situé entre les îles d’Iriomote et d’Ishigaki, le site est un véritable paradis pour les amateurs de plongée sous-marine. Celles et ceux qui préfèrent rester au sec peuvent admirer la baie de Kabira, qui a reçu trois étoiles au Guide vert Michelin, ou encore l’île de Barasu, un endroit ayant pour seuls habitants… des récifs coralliens !

 Si vous souhaitez prendre un peu de hauteur, le mont Omoto, le plus haut sommet d’Okinawa, vous offrira une vue imprenable sur le lagon.

L'île de Barasu, composée de corail, est le paradis des plongeurs (avec l'aimable autorisation de l'OCVB).
L’île de Barasu, composée de corail, est le paradis des plongeurs (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Les amateurs d’animaux seront également servis. Vous pourrez apercevoir des espèces endémiques de la région telles que le chat d’Iriomote et le serpentaire bacha, une race d’aigle. La communauté de la petite île de Taketomi a à cœur de préserver le paysage urbain traditionnel d’Okinawa. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir les charmes locaux et faire une excursion à bord d’une charrette à buffles sur les routes de sable blanc qui sillonnent entre les murs de calcaire Ryûkyû.

Le chat d’Iriomote ; animal endémique de l’île du même nom(avec l'aimable autorisation de l'OCVB)
Le chat d’Iriomote, animal endémique de l’île du même nom (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Sur l’île de Taketomi, de nombreuses habitations portent encore les signes distinctifs de la culture traditionnelle Ryûkyû (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
Sur l’île de Taketomi, de nombreuses habitations portent encore les signes distinctifs de la culture traditionnelle Ryûkyû (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Le parc national de l’archipel des Kerama

(Date de désignation : 5 mars 2014. Superficie : 3 520 ha)

L’océan à perte de vue près du village de Zamami sur l’île du même nom (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
L’océan à perte de vue près du village de Zamami sur l’île du même nom (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Composé d’une trentaine d’îles de petites et grandes tailles, l’archipel des Kerama est situé dans la mer de Chine orientale, à l’ouest de l’île principale d’Okinawa et à environ 40 kilomètres de la ville de Naha, la capitale de la préfecture.

« Kerama » vient de l’ancien dialecte d’Okinawa « kirama », qui signifie « endroit scintillant et magnifique ». La plus grande île de la chaîne est Tokashiki. Si les îles de Zamami, Aka, Geruma et Mae sont habitées, une multitude d’autres, elles, sont désertes.

« Bleu kerama » ; c’est ainsi que sont qualifiées les eaux limpides de l’océan. Le site est par ailleurs un endroit où de nombreuses baleines à bosse viennent se reproduire. Il est donc idéal pour l’observation de ces mammifères. Mais ce n’est pas tout. Vous pourrez également flâner sur ses magnifiques plages de sable blanc, telles que celle de Furuzamami sur l’île de Zamami, qui a obtenu deux étoiles au Guide vert Michelin.

La plage de Furuzamami sur l'île de Zamami (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
La plage de Furuzamami sur l’île de Zamami (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

La plage de Nishibama sur l'île d’Aka (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
La plage de Nishibama sur l’île d’Aka (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Juché sur l’un des nombreux observatoires que compte l’île, vous pourrez peut-être apercevoir une baleine à bosse (avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement)
Juché sur l’un des nombreux observatoires que compte l’île, vous pourrez peut-être apercevoir une baleine à bosse (avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement)

L’archipel des Kerama se seraient formées après que des chaînes de montagnes reliées à l’île principale d’Okinawa se sont effondrées suite à des mouvements tectoniques. C’est pourquoi les falaises sont si abruptes en mer et les îles de tailles si différentes.

Autrefois, l’archipel des Kerama constituait une plateforme commerciale entre le royaume des Ryûkyû et la dynastie Qing en Chine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est là que les forces ont atterri pour la première fois à Okinawa. Aujourd’hui encore, les festivals et sites historiques locaux sont toujours imprégnés de nombreuses références à la culture locale.

Au National Okinawa Youth Friendship Center, autrefois utilisé par l'armée américaine, se trouve l'observatoire d'Akamayama, le site le plus prisé des touristes sur l’ile de Tokashiki (avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement).
Au National Okinawa Youth Friendship Center, autrefois utilisé par l’armée américaine, se trouve l’observatoire d’Akamayama, le site le plus prisé des touristes sur l’ile de Tokashiki. La photo est prise depuis l’observatoire Nishi en direction de l’île d’Aka (avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement).

L’observatoire d’Aharen, situé à la pointe sud de l’île Tokashiki, offre une vue magnifique sur l’océan et les falaises (avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement).
L’observatoire d’Aharen, situé à la pointe sud de l’île Tokashiki, offre une vue magnifique sur l’océan et les falaises (avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement).

La résidence Takara sur Zamami, jadis habitée par le capitaine d'un navire qui faisait du commerce avec la dynastie Qing (avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement)
La résidence Takara sur Zamami, jadis habitée par le capitaine d’un navire qui faisait du commerce avec la dynastie Qing (avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement)

Le parc national de Yanbaru

(Date de désignation : 15 septembre 2016. Superficie : 17 311 ha)

Vue du vaste parc national de Yanbaru sur l'île principale d'Okinawa (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
Vue du vaste parc national de Yanbaru sur l’île principale d’Okinawa (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

« Yanbaru » signifie « montagne et champs ». C’est le nom de la partie septentrionale de l’île principale d’Okinawa. À l’inverse de la partie méridionale de l’île, qui est centrée sur la ville de Naha et qui est assez urbaine, Yanbaru est recouvert d’un massif montagneux, au nord de la ville de Nago. C’est également là que se trouve la plus grande forêt subtropicale d’arbres à feuilles persistantes du Japon. La surface boisée représente 80 % de la superficie totale du parc national de Yanbaru, offrant des paysages magnifiques à la faune et à la flore luxuriantes.

Le parc national de Yanbaru abrite pas moins de l’environ de la moitié des espèces d’oiseaux qui vivent au Japon. Le râle d’Okinawa, espèce menacée, et le pic d’Okinawa, l’oiseau de la préfecture, ne sont que deux exemples des nombreuses espèces qu’abrite le parc.

À l’extrême nord de l'île principale d'Okinawa, le cap Hedo. Il offre des vues à couper le souffle sur les falaises donnant sur la mer (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
À l’extrême nord de l’île principale d’Okinawa, le cap Hedo. Il offre des vues à couper le souffle sur les falaises donnant sur la mer (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Autre vue à couper le souffle : celle sur la mer et l'océan depuis l'observatoire de la falaise de Kayauchi-banta (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
Autre vue à couper le souffle : celle sur la mer et l’océan depuis l’observatoire de la falaise de Kayauchi-banta (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Le râle d’Okinawa : l’une des nombreuses espèces abritées par le parc national de Yanbaru. Sa particularité : il est incapable de voler (avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement)
Le râle d’Okinawa : l’une des nombreuses espèces abritées par le parc national de Yanbaru. Sa particularité : il est incapable de voler (avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement)

Autrefois, le tourisme sur l’île était essentiellement balnéaire mais ces dernières années, le parc national de Yanbaru a commencé à rencontrer un grand succès, procurant à ceux qui le visitent le plaisir de profiter de l’océan sans pour autant devoir renoncer à de relaxantes promenades en forêt. Les visiteurs peuvent ainsi suivre le sentier pédestre dans le parc forestier de Kunigami ; s’ils souhaitent prendre de la hauteur, ils pourront suivre le parcours de randonnée sur le mont Daisekirin, près du cap Hedo, au relief découpé de falaises de calcaire.

De nombreuses rivières sillonnent les forêts subtropicales et les mangroves. Partir en randonnée le long de l’une d’entre elles jusqu’à la cascade de Tâ ou arpenter la rivière Gesashi en kayak ; à vous de voir !

Un parcours de randonnée pour débutants à travers la forêt du mont Daisekirin. Ses étranges agglomérats de pierre et ses rochers géants en surprendront plus d’un (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
Un parcours de randonnée pour débutants à travers la forêt du mont Daisekirin. Ses étranges agglomérats de pierre et ses rochers géants en surprendront plus d’un (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

À environ un kilomètre de la baie de Gesashi, les visiteurs peuvent se faufiler dans la forêt de Hirugi en kayak (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
À environ un kilomètre de la baie de Gesashi, les visiteurs peuvent se faufiler dans la forêt de Hirugi en kayak (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Avec une hauteur de 10 mètres, rien de tel que les chutes d’eau de Tâ pour se rafraîchir (avec l’aimable autorisation de l'Okinawa Convention & Visitors Bureau)
Avec une hauteur de 10 mètres, rien de tel que la cascade de Tâ pour se rafraîchir (avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

Si vous aimez les festivals et événements traditionnels, Okinawa est la destination faite pour vous ; la culture Ryûkû se retrouve à chaque coin de rue et y est préservée avec grand soin d’un bout à l’autre de l’île. Nous espérons qu’après la pandémie Covid-19, vous aurez la chance de visiter l’île et profiterez pleinement des mille et un charmes d’Okinawa, de ses traditions et de ses festivals locaux.

Le festival Ungami (dieu de la mer) dans la baie de Shioya. Les participants prient pour une bonne récolte et pour être en bonne santé (avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement).
Le festival Ungami (dieu de la mer) dans la baie de Shioya. Les participants prient pour une bonne récolte et pour être en bonne santé (avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement)

(Photo de titre : une raie géante de la mer d’Okinawa. Avec l’aimable autorisation de l’Okinawa Convention & Visitors Bureau)

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