« Baito tero » : de nombreuses entreprises japonaises n’y sont pas préparées
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L’expression baito tero est communément utilisée au Japon pour décrire des canulars ou autres actes inappropriés de la part d’employés à temps partiel au sein d’entreprises, lesquels sont souvent diffusés sur les réseaux sociaux. Cette expression utilise deux termes ; arubaito qui signifie « travail à temps partiel » dans sa forme abrégée et tero, pour « terrorisme ».
En décembre 2025, le prestataire de service Mynavi a mené une enquête auprès d’employés d’entreprises âgés de 20 à 69 ans, responsables du recrutement d’employés à temps partiel et qui avaient déjà été victimes de baito tero l’année précédente. Il s’agissait de les interroger sur la nature de ce phénomène et le type de mesures prises pour prévenir toute récurrence. 1 500 réponses ont été recueillies.
Au total, 26,3 % des entreprises ont été victimes de baito tero. Par secteur et par catégorie, les plus touchées étaient « les pachinko, les karaokés et les cybercafés » (42,9 %), suivi des « chaînes de production de fabricants » (40,4 %) et des « hôtels et auberges » (35,7 %).
Les incidents qui se sont produits allaient des « publications imprudentes sur les réseaux sociaux et Internet » ou des « blagues de mauvais goût » à la « mauvaise gestion d’informations » et à des actes plus intentionnels tels que la « diffusion de fausses informations ». Si des mesures telles que la formation et la sensibilisation peuvent améliorer cette situation, dans certains cas, des mesures de gestion des risques et de conformité peuvent s’avérer nécessaires.
Par rapport aux entreprises qui n’ont jamais été victimes de baito tero, celles qui l’ont été étaient deux fois plus susceptibles de l’être à nouveau cette année. Plus les incidents étaient récents, plus les entreprises étaient conscientes des risques.
Par ailleurs, 34,8 % des entreprises avaient mis en place des mesures de prévention contre le baito tero, 38,1 % « estiment que de telles mesures sont nécessaires, mais n’en ont encore pas mis en place » et 27,1 % « ne les jugent pas nécessaires ». Ainsi, plus de la moitié des entreprises n’avaient pris aucune mesure contre le baito tero.
L’usage des téléphones portables interdit sur le lieu de travail
S’agissant des mesures spécifiques mises en place, les plus communes étaient l’interdiction de l’usage des téléphones portables pendant les heures de travail, ou même d’en apporter un sur le lieu de travail, et l’ajout d’une clause dans l’engagement écrit relative à l’utilisation des réseaux sociaux.
Certaines entreprises qui ont été victimes de baito tero ont cherché à renforcer leurs systèmes de gestion sur place. Il s’agit notamment de l’ « interdiction de l’usage des téléphones portables pendant les heures de travail » et de la « création d’un manuel d’intervention ». D’autres se sont efforcées d’élaborer des procédures d’intervention.
Cependant, les entreprises qui n’ont jamais été victimes de tels incidents se concentraient sur la mise en place de mesures préventives, notamment en s’assurant de la « présence d’employés à temps plein », de l’ajout d’une « clause relative aux réseaux sociaux dans l’engagement écrit » et de la « formation des travailleurs à temps partiel ». L’objectif était d’améliorer le sens des affaires des employés.
Données utilisées
- Enquête sur le baito tero et les mesures mises en place par les entreprises (en japonais) menée par Mynavi
(Illustration de titre : IllustAC)


