L’égalité homme-femme dans la presse japonaise : qu’en pensent les employés et dirigeants ?
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Dans le monde de la presse écrite, 36,4 % des sondés disent trouver que les hommes et les femmes sont sur un pied d’égalité », c’est presque autant que les 37,7 % qui pensent que « les hommes sont favorisés ». Mais les hommes et les femmes n’ont pas la même analyse : seules 26,0 % des femmes interrogées pensent que l’ « égalité homme-femme » est une realité et 58,3 % indiquent que « les hommes sont favorisés » quand 40,7 % des hommes interrogés pensent être traités à « égalité » avec les femmes et 29,4 % qui trouvent que « les hommes sont favorisés ».
L’enquête menée par l’Association de la presse japonaise de novembre à décembre 2025 auprès de 36 000 employés et dirigeants des journaux et agences de presse membres de l’Association, a recueilli 9 630 réponses (2 755 femmes, 6 823 hommes et 52 se désignant comme non-binaires).
Puisque « Beaucoup d’hommes sont nommés à des postes de direction » et que « Les pages reflètent l’opinion des hommes », de nombreux sondés se posent des questions sur la réalité de l’égalité homme-femme au travail.
En avril 2025, les femmes ne représentaient que 24,9 % du personnel salarié des journaux et agences de presse membres de l’association et seulement 10,8 % des cadres. C’est la première fois que la barre des 10 % était franchie mais le secteur reste très en retard par rapport à la société japonaise prise dans son ensemble. Selon les sondés, plusieurs facteurs entrent en jeu : « par le passé peu de femmes ayant été embauchées », peu d’entre elles ont ensuite pu accéder aux postes de direction ; « ce “milieu masculin” à tendance à discriminer et exclure les femmes » ; « de nombreuses femmes préfèrent quitter leur emploi en cours de carrière ».
En avril 2025, seulement 5,7 % des postes de direction du secteur de la presse écrite étaient occupés par des femmes, plus de la moitié des sondés (52,3 %) estiment donc que le secteur est en retard. Ainsi 55,6 % des sondés se disent favorables (ou « plutôt favorables ») à des formes de discrimination positive visant à augmenter le nombre de femmes cadres (67,9 % des femmes interrogées y sont notamment favorables) et 58,9 % des cadres supérieurs approuvent l’idée d’objectifs chiffrés.
Données utilisées
- « Enquête sur la perception du genre et de la diversité » (en japonais), par l’Association de la presse écrite du Japon.
(Photo de titre : Pixta)


