Frais de santé et hausse du ticket modérateur au Japon : les seniors sont-ils prêts ?
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En janvier 2026, la Fédération des caisses d’assurance maladie (Kenporen) a mené un sondage auprès de 3 000 personnes portant sur le financement du système de santé : 37,1 % des répondants ont estimé qu’« augmenter le ticket modérateur pour les seniors sera inévitable » car il faut repenser la répartition des charges entre actifs et seniors, et ils étaient deux fois moins nombreux (18,1 %) à penser qu’« augmenter la charge financière des actifs sera inévitable ». L’analyse par tranche d’âge montre que 38,8 % des sondés de 70 à 79 ans et 41,9 % des 80-89 ans semblent s’être résignés à cette hausse du ticket.
Avec l’actuel ticket modérateur, les seniors de 70-74 ans paient 20 % de leurs frais médicaux et 10 % des dépenses de santé reviennent à la charge des plus de 75 ans. Afin d’assurer une forme d’équité intergénérationnelle, il a été proposé de relever de cinq ans la tranche d’âge du ticket modérateur à 20 %. Le camp des « favorables » à ce changement (35,7 %) a largement dépassé le nombre de sondés « opposés » à la mesure (22,5 %). Toutefois, dans la tranche d’âge des seniors de 60 à 79 ans qui trouveraient grandement impactés par la mise en œuvre de la mesure, 30 % des sondés étaient pour et 30 % contre.
Grâce au ticket modérateur, les parents emmènent plus facilement leurs enfants « voir un professionnel de santé »
Si les symptômes sont légers, 30,6 % des sondés disent préférer aller voir un professionnel de santé, quand la majorité dit préférer attendre en s’automédicant avec des médicaments en vente libre. Mais dans 69,2 % des 493 foyers ayant des enfants de moins de 18 ans, les parents les emmènent d’abord voir un professionnel de santé.
Le ticket modérateur est de 20 % pour les enfants de moins de 6 ans et de 30 % pour les 6-18 ans. Mais de nombreuses collectivités locales ont des programmes d’aide financière aux familles et les frais médicaux sont souvent gratuits ou de quelques centaines de yens seulement. Ainsi de nombreux parents préfèrent consulter un professionnel de santé, car cela leur revient moins cher que d’acheter des médicaments en vente libre.
La (presque) gratuité des frais médicaux est finalement financée par les assurés cotisant aux caisses maladie mais 54,4 % des ménages avec enfants semblent « ne pas connaître » le fonctionnement réel, ni le financement de l’assurance santé japonais.
Données utilisées
- « Sondage d’opinion sur les services de santé et de soins à la personne », par la Fédération des caisses d’assurance maladie.
(Photo de titre : PhotoAC)


