Retraite au Japon : les seniors moins préparés que leurs homologues aux États-Unis ou en Europe
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Une étude réalisée par le Bureau du cabinet, dans le cadre de l’Enquête 2025 sur les mesures en faveur d’une société vieillissante, compare les conditions de vie et les perceptions des seniors (60 ans et plus) dans quatre pays, à savoir le Japon, les États-Unis, l’Allemagne et la Suède.
Les seniors japonais sont les plus nombreux à vouloir continuer à travailler
Interrogés sur leur souhait de poursuivre une activité rémunérée, 46,1 % des Japonais ont répondu vouloir continuer à travailler, soit la proportion la plus élevée des quatre pays étudiés.
Dans chacun des pays, entre 60 % et 70 % des sondés ont indiqué que leur principale source de revenus était la pension publique. En revanche, le Japon se distingue par la part la plus importante de seniors vivant principalement de leur activité professionnelle (27,3 %), devant l’Allemagne (19,3 %).
L’enquête montre également que le Japon est le pays où les personnes âgées sont les moins nombreuses à déclarer ne rencontrer aucune difficulté financière au quotidien : seulement 26,2 % des répondants ont affirmé vivre sans problème d’argent. Ces résultats suggèrent que de nombreux personnes âgées de 60 ans et plus continuent de travailler parce qu’ils estiment que leur pension de retraite ne suffit pas à couvrir leurs besoins.
Une forte inquiétude face à la retraite
À la question de savoir si leur épargne et leur patrimoine étaient suffisants pour financer leur retraite, près de six Japonais sur dix ont répondu que leurs économies étaient « plutôt insuffisantes » ou « totalement insuffisantes ».
Autre constat marquant : seulement 1 % des répondants japonais ont déclaré être suffisamment protégés par le système de sécurité sociale, soit la proportion la plus faible parmi les quatre pays étudiés.
Une épargne peu diversifiée
L’enquête s’est également intéressée aux préparatifs effectués avant l’âge de 50 ans en vue de la retraite. Aux États-Unis, en Allemagne et en Suède, les personnes interrogées ont évoqué des stratégies variées, telles que les plans d’épargne retraite privés, les fonds d’investissement ou encore les placements immobiliers.
À l’inverse, les Japonais ont très majoritairement cité l’épargne bancaire, beaucoup plus rarement d’autres formes d’investissement. Selon le Bureau du Cabinet, cette faible diversification des placements pourrait contribuer au sentiment d’insécurité financière ressenti par de nombreux retraités japonais.
Données utilisées
- Enquête 2025 sur les mesures en faveur d’une société vieillissante (en japonais), par le Bureau du cabinet
(Photo de titre : Pixta)
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