Les personnes âgées atteintes de démence sont de plus en plus victimes des escrocs
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Des victimes souvent inconscientes d’avoir été escroquées
Selon le Livre blanc 2026 de l’Agence japonaise de la consommation, les centres de protection des consommateurs ont enregistré 10 020 consultations en 2025 émanant de personnes âgées atteintes de démence ou de leurs proches, soit une cinquième année consécutive de hausse.
D’après les statistiques recueillies chaque année depuis 2007, il s’agit du niveau le plus élevé depuis 2013, année marquée par une vague d’escroqueries consistant à livrer des marchandises non commandées.
Parmi les cas cités dans le rapport figure celui d’une femme âgée atteinte de démence qui a reçu à son domicile la visite de démarcheurs. Ceux-ci l’ont convaincue d’acheter des compléments alimentairesainsi qu’une literie haut de gamme. Les personnes souffrant de démence ayant souvent des difficultés à évaluer correctement la nature des biens ou des services proposés, elles sont particulièrement vulnérables aux recommandations des vendeurs.
Dans de nombreux cas, les victimes ne réalisent même pas qu’elles ont été arnaquées. Les centres de protection des consommateurs ne sont généralement contactés qu’après qu’un membre de la famille ou un proche a remarqué une anomalie. En 2025, seulement 25,8 % des plaintes ont été déposées par les victimes elles-mêmes, tandis que 74,2 % l’ont été par un tiers agissant en leur nom.
Au total, 45,2 % des affaires concernaient du démarchage à domicile ou de la vente par téléphone. Plutôt que d’effectuer des achats de leur propre initiative, de nombreuses personnes âgées sont sollicitées de manière insistante par des entreprises, certaines pratiques pouvant relever de l’escroquerie.
Concernant les méthodes de vente abusives et les litiges de consommation, la loi sur les transactions commerciales spécifiées impose aux entreprises de communiquer certaines informations essentielles et de respecter diverses mesures destinées à protéger les consommateurs. Un responsable de l’Agence de la consommation précise toutefois que toutes les affaires signalées ne constituaient pas nécessairement une infraction à cette loi, tout en appelant à la vigilance face à l’augmentation des plaintes liée au vieillissement de la population japonaise.
Données utilisées
- Livre blanc 2026 (en japonais), de l’Agence japonaise de la consommation.
(Photo de titre : PhotoAC)

