Les Japonais et le tabac : quel prix pour arrêter de fumer ?
Société Santé- English
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Fumer ou ne pas fumer
Les fumeurs sont de plus en plus marginalisés au Japon, alors que la sensibilisation aux questions de santé progresse et que les lois visant à limiter le tabagisme passif entrent en vigueur. À cela s’ajoute le poids financier croissant du tabagisme, avec une hausse progressive des taxes sur le tabac depuis 2026 dans le cadre des mesures gouvernementales destinées à financer les dépenses de défense.
En janvier, la société Overload, qui publie des informations en ligne sur les produits du tabac chauffé, a réalisé une enquête sur les habitudes liées au tabagisme. Menée à l’échelle nationale auprès de 49 879 hommes et femmes âgés de 20 à 69 ans, elle a révélé que 22,9 % étaient des fumeurs actuels, 24,3 % d’anciens fumeurs et 52,8 % n’avaient jamais fumé. Parmi les fumeurs actuels, près de 60 % ont déclaré fumer des cigarettes classiques plutôt que des produits du tabac chauffé.
À la question de savoir à partir de quel prix ils décideraient d’arrêter de fumer si le prix des cigarettes continuait d’augmenter en raison des hausses de taxes, 18,5 % des répondants ont cité 600 yens le paquet (3,2 euros), suivis de 14,4 % pour 1 000 yens (5,4 euros) et de 14,3 % pour 700 yens (3,8 euros). Toutefois, 5,3 % ont déclaré qu’ils continueraient à fumer quel que soit le prix, ce qui laisse supposer un niveau élevé de dépendance à la nicotine.
Interrogés sur les raisons pour lesquelles ils avaient arrêté de fumer, les anciens fumeurs ont le plus souvent cité le poids financier pour le foyer (27,9 %) et leurs inquiétudes concernant leur santé future (27,2 %). Une proportion relativement importante (18,4 %), a déclaré avoir arrêté après être tombée malade.
Données utilisées
- Enquête sur la consommation de tabac (en japonais), par Overload.
- Données sur les taxes liées au tabac (en japonais), par le ministère des Finances.
(Photo de titre : PhotoAC)


