Le classement des dirigeants d’entreprises japonaises aux plus hautes rémunérations
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Un écart qui se creuse avec les salariés
Les dirigeants étrangers représentaient la moitié des dix cadres d’entreprise les mieux rémunérés parmi les sociétés japonaises cotées en Bourse au cours de l’exercice 2025, selon une étude de l’institut Tokyo Shôkô Research. De très loin, la rémunération la plus élevée était celle de Joseph DePinto, ancien administrateur de Seven & i Holdings et également PDG de sa filiale américaine 7-Eleven, avec 13,4 milliards de yens (74,8 millions d’euros).
Rene Haas, administrateur de SoftBank Group, et Stacy J. Smith, président de Kioxia Holdings, occupaient respectivement les deuxième et troisième places. Le trio de tête était donc entièrement composé de dirigeants étrangers. Le Japonais le mieux rémunéré était Totoki Hiroki, président de Sony Group, avec 2,8 milliards de yens (15,6 millions d’euros).
Les dirigeants les mieux rémunérés des entreprises japonaises cotées en Bourse (exercice 2025)
- Joseph DePinto (Seven & i Holdings) : 13,4 milliards de yens
- Rene Haas (SoftBank Group) : 6,1 milliards de yens
- Stacy J. Smith (Kioxia Holdings) : 4,4 milliards de yens
- Totoki Hiroki (Sony Group) : 2,8 milliards de yens
- Christopher Willcox (Nomura Holdings) : 2,6 milliards de yens
- Christophe Weber (Takeda Pharmaceutical) : 2,3 milliards de yens
- Toyoda Akio (Toyota) : 2,1 milliards de yens
- Kawai Toshiki (Tokyo Electron) : 2,1 milliards de yens
- Okafuji Masahiro (Itôchû) : 2,0 milliards de yens
- Okuda Kentarô (Nomura Holdings) : 1,6 milliard de yens
Source : données compilées par Nippon.com à partir des chiffres de Tokyo Shôkô Research.
Pour l’ensemble des entreprises cotées, le ratio médian entre la rémunération des dirigeants et celle des salariés s’établissait à 9,7 au cours de l’exercice 2025, contre 10,6 l’année précédente. C’est chez Toyota que l’écart était le plus important : la rémunération d’un milliard de yens perçue par son président, Toyoda Akio, représentait plus de 100 fois le salaire moyen des employés du groupe, qui s’élevait à 10 millions de yens (56 000 euros). En incluant sa rémunération en actions, Toyoda Akio a perçu au total 2,1 milliards de yens, soit 210 fois le salaire moyen de ses employés.
Alors que les hausses de salaire sont devenues courantes ces dernières années dans les entreprises cotées, Tokyo Shôkô Research souligne que les rémunérations des dirigeants intègrent une part croissante de « rémunérations non monétaires, notamment celles liées aux performances et les rémunérations en actions, à l’image des pratiques des entreprises occidentales », ce qui contribue à creuser l’écart avec les salariés.
Le nombre de dirigeants percevant une rémunération annuelle individuelle supérieure à 100 millions de yens (558 000 euros) a atteint 1 345 personnes dans 606 entreprises cotées au cours de l’exercice 2025. Ce chiffre a progressé pour la sixième année consécutive et atteint un nouveau record. Hitachi arrivait en tête avec 34 dirigeants concernés, un niveau lui aussi inédit, devant Mitsubishi UFJ Financial Group, qui en comptait 18. Parmi les dix entreprises en tête du classement, quatre appartenaient au secteur de l’électronique et quatre au secteur financier.
Données utilisées
- Données sur les rémunérations dans les entreprises japonaises cotées en bourse (en japonais), de Tokyo Shôkô Research.
(Photo de titre: à partir de la gauche, Totoki Hiroki [Sony Group], Toyoda Akio [Toyota], Kawai Toshiki [Tokyo Electron], Okafuji Masahiro [Itôchû]. Jiji)
