JO d’hiver de Pékin : Takanashi Sara, la petite reine du saut à ski

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Takanashi Sara a remporté 60 victoires en Coupe du monde de saut à ski, soit le record absolu du plus grand nombre de victoires, hommes et femmes confondus. Or, si elle domine la discipline depuis près de 10 ans, elle n’a jamais remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques. Rien à Sotchi pour sa première sélection, et seulement le bronze à Pyeongchang. À Pékin, elle cherchera enfin à décrocher la récompense ultime.

Elle domine la discipline au niveau mondial

Son palmarès parle pour elle. 61 victoires en Coupe du monde, record absolu dans le saut à ski aussi bien masculin que féminin, pour un total de 110 podiums au 13 janvier 2022. Sachant qu’il existe une douzaine d’épreuves de Coupe du monde par an, une simple opération vous dit depuis combien de temps Takanashi Sara est au sommet de sa spécialité.

Et pourtant, depuis la saison 2016-2017 et un 4e titre de championne du monde, elle n’a plus obtenu le titre. Non pas que ses performances aient baissé. C’est simplement qu’une nouvelle génération de redoutables sauteuses européennes se sont depuis lors fait une place dans le circuit et ont mis un terme à sa domination incontestée.

Le saut à ski féminin est une discipline olympique depuis Sotchi en 2014. Cela a poussé les pays possédant une solide tradition dans ce sport à renforcer leurs programmes féminins. La technique de Takanashi, qui dominait alors la discipline, s’est donc trouvée scrutée et analysée en profondeur, et très vite, le monde entier a reproduit son appui, sa technique d’élan, ses moindres gestes en saut.

Comment utiliser son désavantage physique

Les Européennes ont toujours un meilleur environnement d’entraînement, et plus l’avantage technique de Takanashi s’est réduit, plus son petit gabarit est devenu un handicap.

Takanashi mesure 1,52 m, tandis que Marita Kramer (Autriche), leader du classement général de la Coupe du monde cette saison, mesure 1,71 m et la Championne du monde de la saison dernière, Nika Krizner (Slovénie), 1,66 m. La longueur maximale des skis est de 145 % de la taille de la skieuse. Résultat, les plus grandes peuvent utiliser des planches plus longues et donc plus porteuses, et parce qu’elles pèsent également plus lourd que Takanashi, elles sont également plus rapides en bas de la piste d’élan.

Pour contourner son désavantage physique, Takanashi a passé en revue un large éventail de techniques, telles qu’une posture de course d’élan plus rapide et une manière plus efficace de convertir la puissance accumulée par l’élan.

Après un début de saison difficile sans podium, elle a finalement remporté la neuvième manche de la saison. Ce qui est très prometteur. À l’approche de ses troisièmes Jeux olympiques, les espoirs sont au plus haut.

« Depuis 4 ans, après Pyeongchang, j’ai repensé mes sauts de zéro et je me suis entraînée énormément. Maintenant, je me prépare pour les Jeux olympiques de Pékin, afin de pouvoir vous montrer combien j’ai progressé. »

Elle promet de mettre tous les efforts qu’elle a déployés au cours des quatre dernières années, et en fait toute sa carrière en compétition en jeu pour la réalisation de son ambition.

(Voir également notre article : L’envol de Takanashi Sara, la championne mondiale de saut à ski)

(Photo de titre : Takanashi Sara sourit aux côtés du champion masculin Kobayashi Ryôyû après avoir remporté l’épreuve de saut de la Coupe UHB, à Sapporo, le 30 octobre 2021. Jiji)

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