Le Nippon Budôkan, temple des arts martiaux

Tokyo 2020 Sport

Le judo et le karaté aux Jeux olympiques de Tokyo vont se dérouler dans ce que les Japonais considèrent comme le temple des arts martiaux, le Nippon Budôkan.

Ce bâtiment en béton relativement massif mais harmonieux avait d’ailleurs été construit à l’occasion des Jeux olympiques de 1964 pour accueillir le judo, déjà. Les architectes avaient choisi une salle de 42 m de haut dont le toit incurvé rappelle le mont Fuji, point culminant du pays. 

Il est situé au centre de Tokyo dans le parc Kitanomaru, non loin du Palais impérial, et tient son nom de la traduction de Budô, terme qui, en japonais, désigne les arts martiaux comme le judo, le kendô, l’aïkidô, le sumo...

Depuis les JO de 1964, le Budôkan accueille de nombreuses compétitions dans les divers arts martiaux et sports de combat — Mohamed Ali y a même fait une exhibition face à un catcheur en 1976 — mais aussi des concerts. 

Ce sont les Beatles qui ont inauguré la scène musicale avec une série de concerts en 1966 lors de leur première visite dans l’archipel. Ont suivi depuis les plus grands artistes internationaux comme Queen, Prince, Blur, ABBA mais aussi toutes les stars de la chanson nipponne.

Enfin, l’enceinte accueille chaque 15 août l’empereur et son épouse pour un hommage national aux morts de la Seconde Guerre mondiale.

En 1964, le Japon y avait vécu une énorme désillusion lorsque le prestigieux titre « toutes catégories » avaient échappé en finale à Akio Kaminaga, immobilisé dans les dernières secondes par le Néerlandais Anton Geesink.

Cette année, c’est Teddy Riner qui les effraie. Le Français est favori chez les lourds et vise tout simplement un historique troisième titre consécutif dans cette catégorie. Et ce d’autant que Kageura Kokoro, qui avait mis fin aux plus de neuf ans d’invincibilité du Français (154 combats) en février 2020, est absent. 

© Agence France-Presse

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