JO-2020 - Rugby à VII: pour les Françaises, un podium à conquérir

Sport Tokyo 2020

Tokyo, Japon | AFP

par Laure BRUMONT

L’équipe de France féminine de rugby à VII, en confiance après un tournoi de qualification très réussi mi-juin, se présente à Tokyo avec “ambition” et “envie” au point de faire partie des prétendantes au podium.

Alors que leurs homologues masculins échouaient à se qualifier pour les Jeux, les septistes françaises se sont régalées à Monaco, où se jouait leur qualification: cinq matches, cinq victoires, pas le moindre point encaissé et près de 51 inscrits en moyenne. Certes, face à elles, les adversaires n’étaient pas de taille “olympique” (Madagascar, Colombie et Hong Kong), mais elles ont marqué les esprits.

Elles y ont aussi engrangé de la confiance: “J’avoue qu’elles me bluffent par leur capacité à afficher beaucoup de maîtrise tout en profitant pleinement de la force de l’évènement sur le plan émotionnel sans que ça n’entrave leurs performances”, soulignait leur entraîneur David Courteix, à l’issue du TQO de Monaco, sur le site de la FFR.

Alors, pourquoi ne pas rêver à une première médaille olympique dans cette discipline, apparue au programme lors des derniers Jeux de Rio ? 

A partir de jeudi, le défi s’annonce relevé, avec des épouvantails comme l’Australie, championne olympique 2016, la Nouvelle-Zélande, lauréate du circuit mondial 2019-2020, ou encore le Canada, “bronzé” à Rio en 2016, et que les Bleues retrouvent dès les phases de poules.

Lors du dernier circuit mondial, la capitaine Fanny Horta et ses coéquipières pointaient à la quatrième place au moment de l’arrêt de la compétition causée par la pandémie de Covid-19. Derrière l’inévitable trio composé de la Nouvelle-Zélande (1re), de l’Australie (2e) et du Canada (3e).

“Redoutables”

Mais grimper sur le podium d’une grande compétition, les Bleues l’ont déjà fait... lors de la dernière Coupe du monde en 2018 à San Francisco. Elles avaient successivement écarté le Japon (33-7) en huitièmes de finale, le Canada (24-19) en quarts et l’Australie (19-12) en demi-finales. Seules les “Black Ferns Sevens” avaient pu les arrêter en finale (29-0).

Les deux autres adversaires des septistes françaises dans la poule B seront les Fidji et le Brésil.

“Nous avons les armes pour faire valoir nos qualités, et les équipes de France sont redoutables (...) quand elles sont concentrées, convaincues, humbles, respectueuses et centrées sur les seuls éléments qui peuvent leur permettre de bien jouer”, affirme David Courteix, qui pourra s’appuyer sur un collectif soudé et des individualités talentueuses, comme Séraphine Okemba, Anne-Cécile Ciofani ou Lina Guérin.

Le tournoi masculin, quant à lui, mettra aux prises de lundi à mercredi les Fidjiens, champions olympiques en titre, placés dans la poule B avec la Grande-Bretagne notamment, et la Nouvelle-Zélande, championne du monde en titre et lauréate du dernier circuit mondial, qui figure dans le groupe A. Médaillée de bronze à Rio, l’Afrique du Sud fera quant à elle partie du groupe C.

A l’issue de la phase de poules, les deux premiers de chaque groupe ainsi que les deux meilleurs troisièmes sont qualifiés pour les quarts de finale. 

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