JO-2020 - Lutte: Etats-Unis et Russie favoris, le Japon en pôle chez les femmes

Sport Tokyo 2020

Le Russe Abdulrashid Sadulaev (en bleu) lors de la finale des -97 kg des Championnats du monde de Budapest, le 23 octobre 2018. AFP
Le Russe Abdulrashid Sadulaev (en bleu) lors de la finale des -97 kg des Championnats du monde de Budapest, le 23 octobre 2018. AFP

TokyoJapon | AFP

Les Etats-Unis qualifiés dans tous les styles, la Russie toujours au sommet et le Japon, en force chez les femmes, font figure de favoris du tournoi de lutte des Jeux olympiques de Tokyo.

Avec un total de neuf médailles, dont quatre en or, la Russie avait dominé les JO de Rio en 2016, devant le Japon (7 médailles, 4 titres), Cuba et les Etats-Unis. Et ces nations ont encore toutes les chances de composer le quarté final à Chiba, ville à l’est de la baie de Tokyo, qui accueille les épreuves de lutte à partir de dimanche.

La Russie, qui concourt sous bannière neutre “est la nation N.1 que ce soit en lutte gréco-romaine ou en lutte libre. Chez les femmes, le Japon domine”, rappelle Eric Olanowski, de la Fédération internationale de lutte.

En lutte libre, où les prises peuvent être portées sur tout le corps, l’une des vedettes russes a pour nom Abdulrashid Sadulaev (-97 kg), N.1 mondial, quatre fois champion du monde et qui visera le doublé après son titre à Rio. L’autre Russe Zaurbek Sidakov s’avance lui avec un titre de double champion du monde en -74 kg mais devra écarter deux autres doubles champions du monde, l’Américain Kyle Dake et l’Italien Frank Chamizo.

Chez les -125 kg, le Géorgien Geno Petriaschivili aura la faveur des pronostics mais sera sous la menace du Turc Taha Akgul, titré à Rio.

Véritable star pas seulement dans son pays, l’Indien Bajrang Bajrang (-65 kg) sera très suivi.

Lopez pour un quatrième titre inédit

En lutte gréco-romaine, où les prises doivent être portées au-dessus de la ceinture, la tête d’affiche a pour nom Mijian Lopez. A 38 ans, le Cubain, porte-drapeau de son pays lors des trois derniers JO, visera un inédit quatrième titre olympique. Son plus grand rival sera le Turc Riza Kayaalf, quatre fois champion du monde.

Autre attraction, deux fratries, les Hongrois Viktor et Tamas Lorincz et les Iraniens Mohammadreza et Mahammadali Geraei, qui viseront tous une médaille.

Le Cubain Mijain Lopez vainqueur chez les 130 kg aux Jeux panaméricains, à Lima, le 8 août 2019. AFP
Le Cubain Mijain Lopez vainqueur chez les 130 kg aux Jeux panaméricains, à Lima, le 8 août 2019. AFP

Chez les femmes (lutte libre), les Japonaises Risako Kawai et Sara Dosho, médaillées d’or à Rio, tenteront le doublé. A suivre l’Américaine Adeline Gray, première Américaine à décrocher cinq titres de championne du monde, tandis que l’Azerbaïdjanaise Mariya Stadnik visera une rare quatrième médaille olympique, après le bronze en 2008 et l’argent en 2012 et 2016. 

A souligner que l’absence de la Corée du Nord et de sa championne du monde Yong Mi Pak chez les -53 kg offre une chance de titre à la Japonaise Mayu Mukaida, double championne mondiale.

Chez les -68 kg, la Française Koumba Larroque, N.1 mondiale et vice-championne du monde, peut apporter à la France un premier titre olympique depuis 2008.

ebe/ep/dif

Tokyo 2020 AFP