JO-2020/Gymnastique: le rêve olympique encore brisé de Samir Aït Said

Sport Tokyo 2020

Samir Aït Saïd lors de la finale des anneaux aux Jeux de Tokyo, le 2 août 2021. AFP
Samir Aït Saïd lors de la finale des anneaux aux Jeux de Tokyo, le 2 août 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

par Déborah CLAUDE

À cause d’une blessure à un biceps, Samir Aït Saïd est resté au pied du podium olympique dont il rêvait aux anneaux lundi à Tokyo, mais le gymnaste n’est pas découragé et promet de revenir à Paris en 2024. 

Le porte drapeau de l’équipe de France lors de la cérémonie d’ouverture voulait décrocher l’or. Apparu avec un bandage, obligé de se faire masser le bras pendant l’échauffement, il a fini quatrième, loin derrière le nouveau champion olympique, le Chinois Liu Yang.  

“Je me suis blessé au biceps (du bras gauche). Je pensais franchement que je n’allais pas avoir mal avec l’adrénaline. J’ai arrêté de m’entraîner pendant trois jours. En m’échauffant pour faire ma finale, j’ai vu que c’était impossible”, a-t-il raconté, très déçu. 
Mais il a refusé de déclarer forfait. 

“Je lui ai dit: +Va le plus loin possible avant que ça pète+, ça a tenu je ne sais pas comment”, a raconté à l’AFP son entraîneur Rodolphe Bouché.   

La malédiction semble continuer pour ce gymnaste âgé de 31 ans, qui avait été victime d’une double fracture à Rio en 2016 et n’avait pas pu participer aux Jeux de Londres en 2012 en raison d’une blessure. Il ne voit pas les choses comme ça.

Samir Aït Saïd lors de la finale des anneaux aux Jeux de Tokyo, le 2 août 2021. AFP
Samir Aït Saïd lors de la finale des anneaux aux Jeux de Tokyo, le 2 août 2021. AFP

“Pas maudit”

“Je ne suis pas maudit. Je vous ai dit que j’allais revenir à Tokyo et que j’allais claquer ma médaille. Je suis revenu, je ne l’ai pas claquée, je suis au pied du podium. Aujourd’hui, c’est la place que je mérite, c’est comme ça”, a-t-il expliqué, promettant de “gagner à Paris”. 

“J’ai pas fait mon +taf+, mon +taf+, c’était de ramener une médaille”, a enchainé ce sportif réputé pour son mental d’acier. Cet hiver, il avait déjà été blessé, à un autre biceps, et avait dû arrêter l’entraînement quelques semaines. 

Après avoir répondu à la presse, il a filé au village olympique passer une échographie. Il avait entamé ces JO par un salto arrière en tête de la délégation française lors de la cérémonie d’ouverture. 

Devant lui, le Chinois Liu Yang a fini premier haut la main premier avec 15,500 points, suivi d’un autre Chinois You Hao et du champion olympique 2016 le Grec Elefthrios Petrounias. 
“Samir, j’ai rarement vu un mental aussi déterminé que le tien ! Tu es un grand champion. Tu as donné le meilleur de toi même avec les moyens du jour. Soigne toi bien. On se retrouve vite”, lui a lancé sur Twitter la superstar du judo Teddy Riner. 

Lors des autres finales au programme de la soirée, la suprématie américaine a été respectée même en l’absence de Simone Biles. Au sol, Jade Carey a ainsi succédé à la reine américaine de la gymnastique qui l’encourageait en tribune. Elle a devancé l’Italienne Vanessa Ferrari, 30 ans, qui participe à ses quatrièmes JO.

En finale du saut, c’est un nouveau venu sur la scène internationale, le Sud-Coréen Shin Jeahwan, qui a été sacré champion olympique.

Samir Aït Saïd se fait masser avant sa participation à la finale des anneaux des Jeux de Tokyo, le 2 août 2021. AFP
Samir Aït Saïd se fait masser avant sa participation à la finale des anneaux des Jeux de Tokyo, le 2 août 2021. AFP

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