JO-2020: Chanourdie et les Bleus rêvent de gravir les podiums olympiques de l’escalade

Sport Tokyo 2020

Julia Chanourdie lors des demi-finales de la Coupe du monde de Villars-sur-Ollon, le 3 juillet 2021. AFP
Julia Chanourdie lors des demi-finales de la Coupe du monde de Villars-sur-Ollon, le 3 juillet 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

Revoici avec bonne orthographe de Jaubert dans 2e para

Quatre qualifiés, le quota maximum et une équipe bâtie pour gagner: l’escalade française s’est donné les moyens de ramener des médailles de Tokyo, où ce sport en pleine croissance fera à partir de mardi son entrée aux Jeux olympiques.

“Avec deux spécialistes de vitesse, Anouck Jaubert et Bassa Mawem, et deux plus polyvalents, Julia Chanourdie et Michael Mawem, nous avons des objectifs de médaille”, assure le DTN de l’escalade Pierre-Henri Paillasson.

A 25 ans, Julia Chanourdie est la plus en vue des quatre sélectionnés. Celle qui a débuté l’escalade à l’âge de quatre ans dans la salle de ses parents est devenue, en novembre 2020, la première femme à réussir l’ascension de la voie Eagle 4 au pied du Mont Ventoux (Vaucluse), cotée 9b, soit un niveau maximal sur l’échelle de difficultés de l’escalade. 

Seules deux femmes avant elle avaient réussi une voie 9b.

Mais à partir de mardi à Tokyo, c’est sur des voies artificielles qu’elle va affronter 19 autres grimpeuses.

“La falaise me sert d’équilibre de vie, j’ai besoin des deux pratiques pour bien évoluer à haut niveau. En falaise on peut faire tout en un. On peut aller dans une voie extrême. Je vais toucher les limites, ça me fait progresser pour la compétition”, expliquait-elle en juin à l’AFP, à l’occasion de la sortie d’un film (“Julia”) racontant son parcours.

Fiche sur l'escalade, qui fait son entrée aux Jeux olympiques de Tokyo. AFP
Fiche sur l’escalade, qui fait son entrée aux Jeux olympiques de Tokyo. AFP

“Petite bulle de confiance”

En compétition, sa discipline favorite est l’épreuve dite de “difficulté”: monter le plus haut possible sur un mur d’une quinzaine de mètres, en traçant soi-même la voie. Assez fidèle à l’esprit de la falaise.

Mais aux Jeux, il faudra qu’elle brille aussi sur les deux autres spécialités de l’escalade, le bloc (sans assurance, les grimpeurs doivent escalader des blocs de 4,5 mètres de hauteur) et la vitesse (faire le meilleur temps possible sur un parcours connu par coeur). 

L’unique épreuve olympique consiste en effet en un combiné des trois disciplines, afin de laisser leur chance à tous les profils de grimpeurs.

A Paris en 2024, l’escalade a déjà obtenu d’avoir deux épreuves hommes et deux épreuves femmes: la vitesse et un combiné bloc/difficulté. 

Chanourdie et toute l’équipe de France ont eu droit à une préparation soignée: arrivés au Japon deux semaines avant leurs épreuves, ils ont pris leurs quartiers dans la ville de Kurayoshi, haut lieu de l’escalade japonaise à 700 km de Tokyo, où ils ont bénéficié d’installations de top-niveau pour se préparer.

“C’est top d’avoir fait ce passage pour être dans une petite bulle de confiance avant de rejoindre toutes les équipes et de découvrir le côté plus impressionnant des Jeux olympiques”, disait Julia Chanourdie à quelques jours de son entrée en lice.

“Je vois les Jeux depuis toujours à la télé, je suis fan”, poursuit la jeune femme, “l’escalade n’était pas destinée aux Jeux à la base. Quand j’ai su que ça deviendrait olympique, c’était pour moi quelque chose à tenter. J’aurais été très triste que les Jeux soient annulés”.

Julia Chanourdie lors des demi-finales de la Coupe du monde d'Innsbruck, en Autriche, le 26 juin 2021. AFP
Julia Chanourdie lors des demi-finales de la Coupe du monde d’Innsbruck, en Autriche, le 26 juin 2021. AFP

sc-cpb/jr/jde

© Agence France-Presse

Tokyo 2020 AFP