JO-2020: après l’or de Rio, l’équipe de France de saut d’obstacles sans certitudes à Tokyo

Sport Tokyo 2020

Pénélope Leprevost sur Excalibur de la Tour Vidal au Longines FEI Jumping Nations Cup of France, à La Baule, le 11 juin 2021. AFP
Pénélope Leprevost sur Excalibur de la Tour Vidal au Longines FEI Jumping Nations Cup of France, à La Baule, le 11 juin 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

par Christophe BEAUDUFE

Cinq ans après son titre olympique par équipes à Rio, l’équipe de France de saut d’obstacles, renouvelée aux trois-quarts, arrive à Tokyo sans certitude mais avec l’envie d’écrire une nouvelle fois l’histoire.

Les derniers jours de préparation, depuis son arrivée au Japon, se sont passés dans les meilleures conditions. “L’écurie est formidable, le site aussi est formidable”, assure Pénélope Leprevost, la seule rescapée de l’aventure de Rio, qui montera cette année un cheval différent, Vancouver de Lanlore.

La championne de 40 ans sera chargée à Tokyo de transmettre son expérience à ses trois coéquipiers Nicolas Delmotte (Urvoso du Roch), Mathieu Billot (Quel Filou 13) et Simon Delestre (Berlux Z), le réserviste de l’équipe, qui disputent leurs premiers Jeux.

Delmotte et son hongre de 13 ans se sont distingués ces dernières semaines avec deux victoires lors de Grands Prix 5 étoiles (La Baule et Chantilly). 

Quant à Billot, malgré ses 35 ans, il aborde les Jeux avec un enthousiasme de junior: “C’est un rêve de gosse, dit-il, et c’est une chance énorme de pouvoir représenter la France à Tokyo”.

“Je pense que nos couples sont très en forme”, assure le sélectionneur du saut d’obstacles (CSO), Thierry Pomel, “suite à la médaille d’or de Rio, nous avons la pression de faire quelque chose de bien, on espère aussi une médaille par équipe”.

Même s’il reconnaît que le manque d’expérience de l’équipe ne fait pas des Français les favoris: “Il y a eu après Rio un changement générationnel, nous sommes en train de reconstruire, préparer Paris 2024 avec l’étape de Tokyo, dit-il, on a des couples qui sont en train de grandir”.

Boxes climatisés

Première bonne surprise pour les Français, l’accueil au Japon. “Les chevaux ont super bien voyagé, les installations sont vraiment super, les boxes climatisés”, se félicite Nicolas Delmotte, pour qui il “est important d’avoir Pénélope, qui est déjà championne olympique, qui peut nous en parler et nous donner quelques conseils”.

Leprévost sait par exemple gérer les jours qui précèdent l’épreuve, bien différents de la vie souvent trépidante que les cavaliers mènent d’ordinaire: “On n’a qu’un seul cheval à monter ici, du coup on vit un peu au ralenti, on a le temps de penser”, raconte-t-elle, impatiente toutefois d’en découdre.

A partir de mardi, les Vestes bleus seront plongés dans la compétition, face aux meilleurs couples du monde: les Suisses, emmenés par leur star Steve Guerdat (N.3 mondial) et Martin Fuchs (N.2 mondial) mais aussi les Belges revenus au plus haut niveau, ou encore les Américains, avec désormais dans leur rang Jessica Springsteen, la fille du chanteur de rock Bruce Springsteen.

Tous inaugureront un nouveau règlement qui ne fait pas l’unanimité chez les cavaliers: désormais, trois couples seulement par équipe sont en lice, et tous les scores comptent pour la médaille. Auparavant, quatre couples pouvaient concourir et la moins bonne note n’était pas prise en compte (“dropped score”).

Nicolas Delmotte sur Luccianno au Jumping de Chantilly, le 24 juillet 2010. AFP
Nicolas Delmotte sur Luccianno au Jumping de Chantilly, le 24 juillet 2010. AFP

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© Agence France-Presse

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