JO-2020/Voile: les Françaises, deuxièmes, viseront une médaille en 470, journée britannique

Sport Tokyo 2020

Camille Lecointre et Aloïse Retornaz lors des qualifications des JO de Tokyo, le 29 juillet 2021. AFP
Camille Lecointre et Aloïse Retornaz lors des qualifications des JO de Tokyo, le 29 juillet 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

par Eric BERNAUDEAU

Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, deuxièmes avant l’ultime régate olympique de 470 prévue mercredi, peuvent offrir une troisième médaille à la voile française aux JO de Tokyo.

Revenus de Rio-2016 avec un titre (Charline Picon) et deux médailles de bronze, les marins français en sont pour le moment à deux médailles d’argent sur le plan d’eau d’Enoshima, grâce à la même Charline Picon et à Thomas Goyard, tous deux en planche à voile RS:X.

“Mathématiquement on peut certes encore viser le titre, mais ce sera très compliqué”, a réagi Camille Lecointre qui avait décroché le bronze au Brésil, sur le même bateau, mais avec une autre partenaire, Hélène Defrance.

“Il faudra aussi surveiller les bateaux qui sont derrière et qui sont proches, tout est possible”, a-t-elle ajouté après les deux régates de mardi.

Au lendemain d’une journée sans vent où toutes les régates avaient été reportées, le programme chargé (4 finales) a été marqué par les deux titres des Britanniques avec Giles Scott en Finn, déjà titré à Rio, et la victoire sur un fil en 49er de Dylan Fletcher et Stuart Bithell, privant les Néo-Zélandais Peter Burling et Blair Tuke d’un doublé.

Une médaille d’argent en Nacra 17 est venue s’ajouter à cette razzia britannique.

La samba a aussi résonné grâce aux Brésiliennes Martine Greal et Kahena Kunze, désormais doubles championnes olympiques en 49er FX, après leur titre à Rio. Les jeunes femmes, comme à Rio, ont été portées en triomphe, sur leur bateau, par toute l’équipe auriverde.

En catamaran Nacra 17, les Italiens ont ouvert leur compteur en voile grâce à Ruggero Tita et Caterina Banti. À noter également les trois médailles du jour pour l’Allemagne et la première pour l’Espagne.

Déception pour Peponnet/Mion

À la veille d’une régate cruciale, le duo français Lecointre/Retornaz est devancé par les Britanniques Sarah Mills et Eilidh McIntyre et peut encore théoriquement viser l’or, même si l’écart est grand. Mais les deux jeunes femmes peuvent aussi repartir sans médaille tant la course est serrée entre six équipages. Suivent dans l’ordre au classement général les Polonaises, les Slovènes, les Brésiliennes et les Suissesses.

Dans un vent de 7 à 8 nœuds, Camille Lecointre, licenciée à Brest (Finistère), et Aloïse Retornaz, aux Sables d’Olonne (Vendée) ont terminé mardi respectivement aux 10e et 4e places. 

La “medal race” de 470 femmes est programmée mercredi à 15h33 locales (08h33 françaises), en clôture des épreuves de voile.

Celle des hommes se disputera une heure plus tôt sans les Français Kévin Peponnet et Jérémie Mion, pourtant arrivés ambitieux après leur récent titre européen à Villamoura (Portugal).

En terminant 13e et 16e mardi, les Français ont reculé d’un rang, terminant 11e, écartés de la finale pour une place.

Les derniers Français champions olympiques dans cette série sont Luc Pillot et Tiherry Peponnet, oncle de Kévin.

En 49er FX, pour leurs premiers Jeux, Lili Sebesi et Albane Dubois, qui avaient été assurées tardivement de leur sélection olympique, signent une neuvième place finale.

Après une bonne entame de Jeux (4e), Sebesi, qui a grandi en Guadeloupe et Dubois qui a découvert la voile à Bray-Dunes (Nord), ont alterné le bon et le moins bon mais donnent rendez-vous dans trois ans pour les JO-2024 dont les épreuves de voile se dérouleront à Marseille, où elles s’entraînent.

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