JO-2020: les pistards français médaillés de bronze de vitesse par équipes

Sport Tokyo 2020

Les pistards français avec emmenés par Florian Grengbo lors des JO de Tokyo sur le vélodrome d'Izu,le 3 août 2021. AFP
Les pistards français avec emmenés par Florian Grengbo lors des JO de Tokyo sur le vélodrome d’Izu,le 3 août 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

par Christophe BEAUDUFE

Difficile, pour les pistards français, de se situer avant les épreuves des JO de Tokyo (2 au 8 août) qui débutent lundi: en raison du Covid-19, aucun véritable grand rendez-vous international n’a eu lieu depuis les Mondiaux de février 2020, où Benjamin Thomas avait été le seul à monter sur la plus haute marche d’un podium.

Sur le vélodrome de Berlin, l’équipe de France n’avait glané que deux médailles dans les disciplines olympiques: l’or de l’omnium grâce à Thomas, et l’argent de la paire Marie Le Net/Clara Copponi dans l’américaine.

A 25 ans, Thomas arrive à Tokyo avec son expérience du titre mondial de l’américaine conquis en 2017 (à l’époque avec Morgan Kneisky), et de son double titre de champion du monde de l’omnium (2017, 2020): “Le Covid nous a privé de repères, admet-il, mais mon objectif sera l’or uniquement! Si je prends l’argent ou le bronze, j’estimerai qu’il s’agit d’un échec”, disait-il quelques semaines avant les Jeux.

“Des JO réussis, a-t-il renchéri samedi, ce serait d’obtenir deux médailles”. En omnium donc, et en américaine, où il sera associé au jeune Donavan Grondin. Ensemble, ils s’étaient classés 6e des Mondiaux, alors que le Réunionnais venait tout juste d’avoir 19 ans.

“Nous sommes outsiders avec Donavan et nous aurons zéro pression sur cette course”, assure Thomas.

Le coureur de l’équipe Groupama-FDJ a jonglé cette saison avec sa carrière sur route pour préparer au mieux les Jeux: “J’ai fait des stages sur piste tous les mois entre des épreuves sur route”, raconte-t-il, “c’est un peu compliqué de passer d’une discipline à l’autre, mais on a réussi à emboîter les deux programmes et je suis vraiment dans des conditions optimales ici”.

Vigier et Gros sans références

Cette confiance est loin d’habiter les spécialistes de la vitesse, qui manquent cruellement de références.

A Berlin, la quatrième place du sprint par équipes messieurs avait confirmé que les Français ont toujours une carte à jouer collectivement, mais les résultats en individuel avaient été très en-deça des espérances.

Grégory Baugé, qui a pris sa retraite l’hiver dernier, a été remplacé au poste de démarreur par Florian Grengbo, 20 ans, préféré à Quentin Caleyron. Sébastien Vigier et Rayan Helal complètent l’équipe dans une formation qui - en raison de la pandémie de Covid-19 - n’a jamais été alignée en compétition.

“Nous avons beaucoup travaillé ensemble, je pense qu’on est calés, même si on n’a pas fait de compétition officielle tous les trois”, se rassure Vigier, pour qui l’objectif est “une médaille par équipe (...) et une place dans le dernier carré en individuel”.

Aux Mondiaux, Vigier avait été éliminé dès les 16e de finale. 

Chez les dames, Mathilde Gros était sortie du tournoi en huitièmes. Et globalement, les Tricolores avaient pêché par naïveté tactique: alors que leurs chronos de qualification étaient bons, ils avaient ensuite été piégés dans les duels par des adversaires plus rusés.

Faute de compétitions, “nous avons fait des entraînements plus spécifiques, qui ressemblaient un peu plus à des situations de match”, a révélé samedi Mathilde Gros, qui a aussi travaillé avec son préparateur mental pour mieux gérer la pression particulière des Jeux olympiques. 

La piste est le dernier espoir de la Fédération française de cyclisme, avec Anthony Jeanjean, en finale du BMX freestyle dimanche, de ramener quelques médailles, après le chou blanc de la route et les grosses désillusions du VTT et du BMX course.

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