JO-2020: “feux verts” pour les handballeuses françaises avant les “Oranje” en quarts

Sport Tokyo 2020

La Française Allison Pineau tente de marquer contre le Brésil en match du tournoi olympique de Tokyo, le 2 août 2021. AFP
La Française Allison Pineau tente de marquer contre le Brésil en match du tournoi olympique de Tokyo, le 2 août 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

Avant l’or, l’Oranje. Les handballeuses françaises, en chasse à Tokyo du seul titre qui leur manque, attaquent leur tableau final mercredi face aux championnes du monde néerlandaises: l’équipe leur réussit mais leur sélectionneur les connaît par coeur.

Déjà oublié le premier tour poussif, Olivier Krumbholz croit ses joueuses “lancées” et voit les “feux au vert”. Après leur sursaut face au Brésil, elles retrouvent mercredi en quart (20h45 locales) de vieilles amies.

Demi-finale olympique à Rio, demi-finale de l’Euro en 2018... Les Pays-Bas, ces dernières années, évoquent des souvenirs joyeux chez les Bleues.

“Je retiens encore plus le dernier quart d’heure en demi-finale contre la Hollande et la partie extraordinaire qu’avait livrée Laura Glauser”, se remémore Olivier Krumbholz, invité à évoquer lundi les grands moments des Jeux 2016.

Ce passé peut-il leur offrir un ascendant ? Depuis, les Néerlandaises ont été sacrées championnes du monde en 2019 sous la direction de leur sélectionneur français, Emmanuel Mayonnade, également entraîneur de Metz. Et le choc très attendu entre Bleues et Oranje à l’accent français a tourné au rendez-vous manqué.

Depuis l’arrivée du technicien girondin, une des deux équipes s’est à chaque fois dérobée. D’abord les Françaises, précisément lors des Mondiaux 2019 à Kumamoto quitté dès le premier tour. Puis les Néerlandaises qui ont pris la porte d’entrée de l’Euro 2020.

Le handball au Jeux olympiques de Tokyo, site et programme. AFP
Le handball au Jeux olympiques de Tokyo, site et programme. AFP

“Peu importe qui entraîne”

“Peu importe qui entraîne, le débat est sur le terrain”, relativise Olivier Krumbholz, lui aussi passé à la tête de Metz, qu’il a conduit à son premier titre national en 1989.

Quatre fois champion de France à la tête du club de l’est de la France, Emmanuel Mayonnade a un atout dans son duel de coach français face à Krumbholz. Celui de tout savoir des Bleues messines (Meline Nocandy, Chloé Valentini) ou ex-messines (Grâce Zaadi, Béatrice Edwige, Laura Flippes).

“Qu’un tel puisse décoder quelqu’un parce qu’ils se connaissent, je n’y crois pas trop, balaie Krumbholz. Je pense qu’aujourd’hui, avec la vidéo, de toute façon, les équipes se connaissent par coeur.”

Même sans leur star Estavana Polman, blessée, les Néerlandaises affichent une grande force offensive grâce au retour de Nycke Groot après deux ans et demi d’une parenthèse dans sa carrière internationale.

Au premier tour, les Oranje se sont inclinées seulement face aux Norvégiennes (29-27), seul match dans lequel elles ont inscrit moins de 30 buts. Quand les Bleues ont perdu deux fois face aux Russes (28-27) et l’Espagne (28-25) mais aussi buté sur la Suède (28-28).

“Ce sera un match acharné, on va laisser notre peau”, prévenait Océane Sercien-Ugolin avant même de connaître l’adversaire, regonflée par la prestation des Françaises face au Brésil.

Avant cette rencontre aux airs de huitième de finale, remportée sans sourciller (29-22), la bande d’Estelle Nze Minko a tout mis à plat.

“On s’est libérées d’un gros poids”, estime la capitaine Coralie Lassource à propos de cette “réunion ensemble”. “Maintenant la compétition commence vraiment pour nous.”

Les joueuses de l'équipe de france fêtent leur victoire contre le Brésil lors du tournoi olympique de hand à Tokyo, le 2 août 2021. AFP
Les joueuses de l’équipe de france fêtent leur victoire contre le Brésil lors du tournoi olympique de hand à Tokyo, le 2 août 2021. AFP

clv/fbx

© Agence France-Presse

Tokyo 2020 AFP