JO-2020: Kevin Mayer ralenti par son dos au décathlon

Sport Tokyo 2020

Kevin Mayer pendant l'épreuve du saut en longueur du décathlon, le 4 août 2021 aux Jeux olympiques de Tokyo. AFP
Kevin Mayer pendant l’épreuve du saut en longueur du décathlon, le 4 août 2021 aux Jeux olympiques de Tokyo. AFP

Tokyo, Japon | AFP

par Jérôme RASETTI

La malédiction des grands rendez-vous ne semble plus lâcher Kevin Mayer: le détenteur du record du monde du décathlon doit composer avec un dos récalcitrant et a laissé son grand rival Damian Warner prendre le large après les trois premières épreuves au programme, mercredi à Tokyo.

Depuis sa médaille d’argent à Rio en 2016, Mayer est devenu la référence mondiale du décathlon avec son record du monde et son sacre planétaire en 2017. Mais il connaît depuis des difficultés dans les grands rendez-vous avec des abandons, comme lors du dernier Championnat du monde en 2019.  

Rebelote durant ces JO-2020: c’est cette fois son dos qui l’a trahi et qui compromet ses chances de devenir champion olympique.

“Cela fait une semaine que je me suis bloqué le dos, ça fait très longtemps que ce n’était pas arrivé”, a-t-il expliqué après les trois premières épreuves de la journée (100m, saut en longueur et poids). 

“J’ai très peu de sensations, de plaisir, mais je crois que je peux aller chercher une médaille même comme ça. Je fais du décathlon parce que j’aime les sensations, aujourd’hui je n’en ai pas dans un des plus grands rendez-vous de ma vie, c’est très frustrant”, a souligné celui qui représente l’une des rares chances de médaille de l’athlétisme tricolore.

Pour son entrée en matière, Mayer a bouclé son 100 m en 10 sec 68/100e (record personnel, 10 sec 50/100e), synonyme de 9e place provisoire. 

Il a ensuite réussi un saut à 7,50 m et lancé le poids à 15,07 m pour se repositionner à la 4e place provisoire (2662 pts), loin toutefois du Canadien Damian Warner (2966 pts). 

Sa première journée qui a débuté sous une chaleur humide accablante, se terminera avec la hauteur et le 400 m.

Deux finalistes aux haies

Après les échecs mardi de Renaud Lavillenie à la perche (8e et blessé), Alexandra Tavernier au pied du podium au marteau et Wilhem Belocian éliminé dès les séries du 110 m haies, les chances de podium français au stade olympique ne reposent pas uniquement sur les larges épaules de Mayer.

Vice-champion du monde 2019 du lancer du marteau, Quentin Bigot a fait forte impression en qualifications lundi avec son jet à 78,73 m au 2e essai, le quatrième meilleur lancer de sa carrière. Sa finale est programmée à 20h15 locales (13h15 françaises).

Autre lueur d’espoir, celle incarnées par les spécialistes des haies, Martinot-Lagarde et Aurel Manga, qualifiés avec la manière, en terminant 2e de leur demi-finale, pour la finale de jeudi.

Au stade olympique toujours, la finale du 200 m s’annonce explosive (21h55 locales, 14h55 françaises) avec trois Américains dont la sensation Erriyon Knighton, 17 ans et présenté comme le nouveau Usain Bolt du sprint mondial.

Pour faire avancer le compteur français de médailles à Tokyo (24 médailles), il faudra se tourner vers le plan d’eau d’Enoshima, au sud de Tokyo, et la voile, avec Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, deuxièmes avant l’ultime régate olympique en 470.

Traditionnelle pourvoyeuse de médailles olympiques françaises, l’équipe de France de saut d’obstacles n’aura qu’un représentant en finale individuelle à partir de 19h00 locales (12h00 françaises) avec Nicolas Delmotte, tandis que Pénélope Leprévost et Matthieu Billot ont mordu la poussière en qualifications.

L'Américain Erriyon Knighton après les demi-finales du 200 m, le 3 août 2021 aux Jeux olympiques de Tokyo. AFP
L’Américain Erriyon Knighton après les demi-finales du 200 m, le 3 août 2021 aux Jeux olympiques de Tokyo. AFP

Bassa Mawem forfait

C’était aussi l’entrée en lice de l’inusable Maxime Beaumont, 39 ans et vice-champion olympique 2016 en kayak en ligne: il a terminé 2e et s’est qualifié facilement pour les demi-finales en K1 sur 200 m programmées jeudi.

“Sur ce bassin, tout est possible, le plus dur va être d’aller en finale, une fois en finale tout sera possible”, a prévenu le Nordiste.

Après l’impressionnant carton plein des équipes masculines de basket, de handball et de volley, toutes qualifiées pour le dernier carré, les Bleues du handball, vice-championnes olympiques à Rio, vont tenter de les imiter: elles sont opposées aux Néerlandaises en quarts de finale (20h45 locales, 13h45 françaises).

A suivre aussi aussi qualifications de l’escalade avec Julia Charnoudie.

Qualifié pour la finale masculine de jeudi en escalade, Bassa Mawem a lui été obligé de déclarer forfait en raison d’une grave blessure au bras gauche, une rupture totale du tendon inférieur du biceps.

Enfin, il n’y a pas eu de médaille dans l’épreuve de nage en eau libre pour Lara Grangeon, qui a terminé 9e mercredi matin, ni pour Madeleine Larcheron, benjamine de la délégation française (15 ans) et restée aux portes de la finale en skateboard (park).

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