JO-2020 - Volley: l’Argentine est la prochaine sur la liste des Bleus

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Les Français Earvin Ngapeth (g) et Trévor Clévenot contre la Pologne en quart de finale du tournoi de volley-ball des JO de Tokyo, le 3 août 2021. AFP
Les Français Earvin Ngapeth (g) et Trévor Clévenot contre la Pologne en quart de finale du tournoi de volley-ball des JO de Tokyo, le 3 août 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

“Ce n’est pas un aboutissement, il reste deux marches.” L’exploit face à la Pologne ne suffit pas à Laurent Tillie. Ni à ses volleyeurs, “très revanchards” - parole d’Earvin Ngapeth - avant de retrouver l’Argentine en demi-finale jeudi (21h00 locales/14h00 à Paris).

Triompher de Facundo Conte et sa bande bouclerait avec à-propos les neuf années de service du sélectionneur des Bleus.

Un succès serait l’assurance d’une médaille olympique, la première de l’histoire du volley français que Laurent Tillie a mené à des hauteurs inédites: les premiers titres - Euro-2015, Ligues mondiales 2015 et 2017 -, un premier quart de finale olympique mardi et maintenant le dernier carré des Jeux.

Et puis, après le troisième match de groupe qui avait laissé Benjamin Toniutti et les siens quasiment éliminés, les Argentins sont une cible.

“Survivants”, miraculés après leur revers 3-2 face à eux, les Bleus font tomber des têtes depuis qu’ils ont échappé à une nouvelle élimination au premier tour : celle des Russes, presque celle des Brésiliens (quatre balles de matches) et enfin celle des doubles champions du monde polonais en quart de finale.

“C’est le troisième exploit qu’on fait, donc on commence à être habitué”, feint Laurent Tillie.

Après trois matches pénibles, ses joueurs ont retrouvé leur défense de chaque instant, une endurance d’acier contre la Pologne. Earvin Ngapeth, Jenia Grebennikov et Trévor Clévenot sont restés inflexibles face aux coups de boutoir de Wilfredo Leon et de Bartosz Kurek.

En les poussant au bord de l’élimination, leur revers argentin a libéré les Bleus “un peu stressés, pas dedans”, lors de leur entrée dans le tournoi olympique, selon le central Barthélémy Chinenyeze.

“Depuis ce match-là (l’Argentine, ndlr), je crois qu’on a trouvé une nouvelle énergie sur le terrain, ressent le pointu Jean Patry. Un nouveau jeu qui nous ressemble plus. On est prêts.”

Pour autant, pas question, maintenant qu’ils ont fait tomber les grands favoris polonais de se voir déjà en finale.

“On n’est pas plus fort que les Argentins, ils ont fait des performances extraordinaires, rappelle Barthélémy Chinenyeze. Ils ont mis 3-0 aux États-Unis, on s’y attendait pas. Là, ils battent l’Italie (3-2).”

“On est tous les deux des survivants”, résume Laurent Tillie les plaçant à égalité avant de croiser le fer jeudi.

L'entraîneur de l'équipe de France de volley-ball Laurent Tillie lors du match contre l'Argentine aux JO de Tokyo, le 28 juillet 2021. AFP
L’entraîneur de l’équipe de France de volley-ball Laurent Tillie lors du match contre l’Argentine aux JO de Tokyo, le 28 juillet 2021. AFP

Le Français Jean Patry lors du quart de finale du tournoi de volley-ball des JO de Tokyo contre la Pologne, le 3 août 2021. AFP
Le Français Jean Patry lors du quart de finale du tournoi de volley-ball des JO de Tokyo contre la Pologne, le 3 août 2021. AFP

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