JO-2020 - Handball: les Bleues connaissent la notice contre la Suède en demie

Sport Tokyo 2020

L'ailière de l'équipe de France Allisson Pineau vient de marquer contre la Russie aux JO de Tokyo, le 31 juillet 2021. AFP
L’ailière de l’équipe de France Allisson Pineau vient de marquer contre la Russie aux JO de Tokyo, le 31 juillet 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

par Clément VARANGES

“La clef sera la défense” pour les handballeuses françaises face à la Suède vendredi en demi-finale des Jeux olympiques (17h00 locales, 10h00 française). C’est en tout cas le mot d’ordre passé par leur leader Allison Pineau.

Bonne nouvelle, les Bleues ont retrouvé leur trousseau de clef depuis deux matches. A croire qu’il faisait partie des affaires oubliées à Koshu où elles étaient en stage juste avant les Jeux, une centaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo.

“Adversaire extrêmement dangereux”, d’après le sélectionneur Olivier Krumbholz, la Suède, qu’elles retrouvent dans le dernier carré, n’a plus battu les Tricolores depuis 2014 et un match du tour principal de l’Euro.

Et même lors de leur premier tour flageolant à Tokyo, les Françaises auraient pu s’imposer face aux Suédoises (28-28) sans un penalty manqué à l’ultime seconde.

“On leur a posé des problèmes mais ce n’était pas suffisant”, reconnaît le sélectionneur. “De l’eau a coulé sous les ponts. L’équipe de France a avancé.”

Et à quelle vitesse! En chasse de l’or olympique, dernier titre manquant à son palmarès, la bande d’Estelle Nze Minko a dû en passer au premier tour par un dernier match aux airs de huitièmes de finale face au Brésil (29-22), pour atteindre les quarts où les Bleues ont brésillé les championnes du monde en titre néerlandaises (32-22).

Le sélectionneur de l'équipe de France féminine de handball Olivier Krumbholz lors du match contre les Pays-Bas aux JO de Tokyo, le 4 août 2021. AFP
Le sélectionneur de l’équipe de France féminine de handball Olivier Krumbholz lors du match contre les Pays-Bas aux JO de Tokyo, le 4 août 2021. AFP

“Déclic”

“On attendait ce déclic pour avancer dans la compétition et on l’a trouvé”, jubile l’arrière Laura Flippes.

Une entrée fracassante dans le tableau final qu’elles doivent au retour de leur grande force: leur défense implacable. Au-delà de la “performance fantastique” de la gardienne Amandine Leynaud, “extraordinaire”, dans les mots d’Olivier Krumbholz comme dans les chiffres de sa feuille de statistiques (22 arrêts, 51%).

Après avoir encaissé plus de 28 buts de moyenne lors de leurs quatre premiers matches du tournoi (pour une victoire), les championnes du monde 2017 et d’Europe 2018 ont resserré les rangs.

“On s’était mis des objectifs: entre 9 et 11 buts pris à la mi-temps et entre 22 et 23 à la fin match”, expliquait la pivot Béatrice Edwige après le Brésil.

Soit exactement le nombre de buts qu’elles ont laissés aux Brésiliennes puis aux Néerlandaises (22).

“Le fait d’avoir ces objectifs chiffrés. Ça nous a permis d’avoir une base”, juge toujours la défenseure. “De savoir sur quel tempo, on devait jouer.” Il suffisait de leur dire.

Leur sélectionneur a donc glissé un message en conférence de presse. “Des demi-finales, j’en ai joué dix ou onze dans ma carrière. On s’est retrouvé une seule fois quatrième.”

L'ailière française Laura Flippes (g) contre la Russie aux JO de Tokyo, le 31 juillet 2021. AFP
L’ailière française Laura Flippes (g) contre la Russie aux JO de Tokyo, le 31 juillet 2021. AFP

La gardienne française Amandine Leynaud contre le Brésil aux JO de Tokyo, le 2 août 2021. AFP
La gardienne française Amandine Leynaud contre le Brésil aux JO de Tokyo, le 2 août 2021. AFP

clv/ep/dif

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