JO-2020: Trump éreinte les footballeuses américaines, trop “gauchistes” pour gagner l’or

Sport Tokyo 2020

L'attaquante américaine Megan Rapinoe (gauche) célèbre avec sa coéquiépière Kelley O'Hara après la médaille de bronze des Etats-Unis aux JO de Tokyo, le 5 août 2021 à Kashima. AFP
L’attaquante américaine Megan Rapinoe (gauche) célèbre avec sa coéquiépière Kelley O’Hara après la médaille de bronze des Etats-Unis aux JO de Tokyo, le 5 août 2021 à Kashima. AFP

Washington, Etats-Unis | AFP

L’ex-président américain Donald Trump a épinglé jeudi les footballeuses américaines, menées selon lui “par un groupe radical de folles gauchistes”, pour leur défaite en demi-finales du tournoi olympique de football des Jeux de Tokyo, s’en prenant particulièrement à la star Megan Rapinoe.

Battue en demi-finales par les Canadiennes (1-0), la sélection américaine est toutefois parvenue à finir les Jeux sur une bonne note jeudi, en battant les Australiennes 4 à 3, grâce notamment à un doublé de Megan Rapinoe. 

“Si notre équipe de foot, menée par un groupe radical de folles de gauche, n’était pas +woke+”, un terme désignant la prise de conscience des injustices et utilisé avec dédain par certains conservateurs, “elles auraient gagné la médaille d’or au lieu du bronze”, a réagi le républicain dans un communiqué. 

“La femme aux cheveux violets a très mal joué et passe trop de temps à penser à la politique de gauche radicale et à ne pas faire son boulot!” a-t-il ajouté à propos de Megan Rapinoe, 36 ans, double championne du monde et championne olympique de football.

“Ça craint, évidemment, on ne veut jamais perdre”, avait reconnu cette dernière après la défaite face aux Canadiennes lundi. 

Militante féministe, en première ligne de la lutte pour les droits des LGBT+ depuis son coming out en 2012, elle est aussi très engagée politiquement.

Megan Rapinoe avait fait campagne activement pour le démocrate Joe Biden contre Donald Trump lors de la dernière présidentielle de 2020, mais était déjà auparavant l’une des bêtes noires du milliardaire. 

En cas de sacre au Mondial, ni elle ni ses coéquipières n’iraient à la “p... de Maison Blanche” sous Donald Trump, avait-elle notamment prévenu en 2019. Après un tweet acerbe, le président avait renoncé à convier les championnes du monde à Washington.

bur-elc/rle

© Agence France-Presse

Tokyo 2020 AFP