JO-2020/Athlète bélarusse: les accréditations de deux entraîneurs bélarusses retirées par le CIO

Sport Tokyo 2020

L'athlète bélarusse Krystsina Tsimanouskaya avant son départ de Tokyo, le 4 août 2021. AFP
L’athlète bélarusse Krystsina Tsimanouskaya avant son départ de Tokyo, le 4 août 2021. AFP

Tokyo, Japon | AFP

Les accréditations de deux entraîneurs de la délégation bélarusse aux Jeux olympiques de Tokyo ont été retirées pour leur rôle dans l’affaire Krystsina Tsimanouskaya, cette athlète menacée d’être rapatriée de force au Bélarus après avoir critiqué les instances sportives de son pays, a annoncé vendredi le Comité international olympique (CIO).

“Une commission disciplinaire a été mise en place par le CIO dans le cadre de l’affaire Krystsina Tsimanouskaya pour clarifier les circonstances de ce qu’il s’est passé et le rôle joué par les entraîneurs Artur Shimak et Yury Maisevich”, a expliqué l’instance olympique sur son compte Twitter.

“Dans l’intérêt des sportifs du comité olympique bélarusse qui sont toujours à Tokyo et à titre provisoire, le CIO a annulé et retiré la nuit dernière les accréditations de M. A. Shimak et de Y. Maisevich”, a poursuivi le CIO.

“Il a été demandé aux deux entraîneurs de quitter le Village olympique avec effet immédiat, ce qu’ils ont fait. Il leur a été offert la possibilité d’être entendu”, conclut le texte.

Krystsina Tsimanouskaya avait affirmé dimanche dernier avoir échappé à un rapatriement forcé au Bélarus, quelques jours après avoir ouvertement critiqué la Fédération d’athlétisme de son pays.

Craignant de se retrouver en prison si elle rentrait au Bélarus, elle avait obtenu l’aide du CIO et une protection policière alors qu’elle se trouvait à l’aéroport de Tokyo-Haneda.

Krystsina Tsimanouskaya s’est ensuite réfugiée deux nuits à l’ambassade de Pologne dans la capitale japonaise, avant de rallier mercredi, via Vienne, la Pologne, pays qui lui a accordé un visa humanitaire.

Tsimanouskaya était l’une des plus de 2.000 personnalités sportives bélarusses qui ont signé une lettre ouverte appelant à de nouvelles élections et à la libération de prisonniers politiques.

Le Bélarus, ancienne république soviétique dirigée d’une main de fer par le président Alexandre Loukachenko depuis 1994 et dont le fils est à la tête du comité olympique bélarusse, a été secoué par une répression contre l’opposition après des élections présidentielles contestées.

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© Agence France-Presse

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