JO-2020: les basketteuses françaises s’offrent une revanche au goût de bronze

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Les Françaises heureuses de décrocher le bronze olympique du basket en battant la Serbie à Saitama, le 7 août 2021. AFP
Les Françaises heureuses de décrocher le bronze olympique du basket en battant la Serbie à Saitama, le 7 août 2021. AFP

Saitama, Japon | AFP

par Nicolas PRATVIEL

Elles ne voulaient pas en rester là: les basketteuses françaises ont surmonté la déception et la fatigue dix-sept heures seulement après leur demi-finale perdue contre le Japon, pour vaincre les Serbes (91-76) et s’offrir une médaille de bronze olympique aux Jeux de Tokyo.

“Je suis juste trop contente. On avait à coeur de finir de la meilleure des façons, on ne voulait vraiment, vraiment mais vraiment pas perdre. On avait des comptes à régler face à la Serbie”, s’est réjouie la capitaine Endy Miyem sur France Télévisions.

Et plutôt deux fois qu’une, un mois et demi après la défaite en finale de l’Euro, la 5e d’affilée à ce stade, et cinq ans après celle lors du match pour la 3e place aux Jeux de Rio-2016. Et c’était mal connaître la sélectionneuse Valérie Garnier et ses joueuses que d’imaginer un effondrement des troupes alors qu’une place sur le podium était encore possible.

“Si on est frustrées, il faut mettre cette frustration sur les Serbes. On a une revanche à prendre sur elles. Se battre pour une médaille, c’est le mot d’ordre”, avait-elle appelé vendredi soir après la sévère défaite (87-71) concédée face aux Japonaises. Ces dernières s’étaient du même coup offert l’opportunité de défier les grandes favorites américaines en quête d’un 7e sacre olympique consécutif, dimanche.

A voir l’oeil du tigre affiché par les joueuses, elle a été entendue. Et les larmes qui ont coulé, parfois de douleur quand Gabby Williams a pris une main serbe sur la figure, étaient au final celles d’une joie bien légitime.

Gabby la guerrière

En première période, tout ne fut pas parfait, les Françaises alternant excellentes séquences collectives et pertes de balles évitables. Mais en tout cas, elles étaient bien entrées dans le match, dans le sillage de ses intérieures et leaders Sandrine Gruda (16 pts au final) et Endy Miyem (14 pts), dominantes en première période (43-40).

Au retour des vestiaires, la détermination sur les visages des Bleues était encore plus visible, jusque chez les plus jeunes d’entre elles, à l’image de Marine Fauthoux (12 pts), qui a eu un sacré coup de chaud entre banderille derrière l’arc et panier acrobatique sous le panier avec l’aide de la planche, suivi d’une interception (58-51).

Comptant onze longueurs d’avance au début du dernier quart-temps, les Bleues ont encore accéléré (78-59), soucieuses de tuer dans l’oeuf tout risque d’une rébellion adverse, mais c’était sans compter sur Yvonne Anderson (24 pts).

Revenues à moins de dix longueurs, les Serbes se sont alors heurtées à “Gabby oh Gabby” Williams (17 pts, 8 rbds, 4 passes) qui connaît sa petite entreprise, dès qu’il s’agit d’écarter les velléités adverses. Après deux rebonds de guerrière, malgré son oeil douloureux, elle n’a pas manqué la cible derrière l’arc pour sceller le sort de la rencontre, avec son plus beau sourire en prime.

“On a bossé ensemble, ça a été dur et ça a été long, mais on sait pourquoi on l’a fait, pour un résultat comme celui-là, pour repartir avec une médaille. On a un peu regardé le match des garçons. Une médaille d’argent c’est superbe, bravo à eux, bravo à nous”, a conclu Miyem.

La Française Gabrielle Williams omniprésente lors de la conquête du bronze olympique par les Bleues contre la Serbie à Saitama, le 7 août 2021. AFP
La Française Gabrielle Williams omniprésente lors de la conquête du bronze olympique par les Bleues contre la Serbie à Saitama, le 7 août 2021. AFP

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