Jeux paralympiques 2020 : les stars à suivre

Sport Tokyo 2020

Tokyo, Japon | AFP

Passage en revue des têtes d’affiches françaises et internationales à suivre aux Jeux paralympiques de Tokyo qui s’ouvrent mardi:

Marie-Amélie Le Fur (FRA)

Marie-Amélie Le Fur montre sa médaille d'or, le 21 mai 2021 au stade jean-Leroy à Blois, remportée à la longueur (épreuve T44) lors des Jeux paralympiques 2016 à Rio de Janeiro (AFP).
Marie-Amélie Le Fur montre sa médaille d’or, le 21 mai 2021 au stade jean-Leroy à Blois, remportée à la longueur (épreuve T44) lors des Jeux paralympiques 2016 à Rio de Janeiro (AFP).

Double médaillée d’or à Rio il y a cinq ans au saut en longueur et sur 400 mètres, la para-athlète de 32 ans rêve d’une sortie en feu d’artifice à Tokyo. Présidente en parallèle du comité paralympique et sportif français (CPSF), Marie-Amélie Le Fur compte l’un des palmarès les plus garnis du para-sport français (11 médailles aux Jeux) mais elle a déjà annoncé qu’elle ne prolongerait pas jusqu’à Paris en 2024.

C’est le souvenir d’avoir assisté à une course de para-athlétisme lors des Mondiaux de Paris justement en 2003 qui l’a incitée à poursuivre dans cette voie après l’accident de scooter qui l’a privée d’une partie de sa jambe gauche un an plus tard.

Marie-Amélie Le Fur, détentrice du record du monde du saut en longueur, s'entraîne, sous les yeux de son préparateur mental Matthieu Benoit, le 21 mai 2021 au Stade Jean-Leroy à Blois, avant de participer à ses 4es et derniers Jeux paralympiques à Tokyo (AFP).
Marie-Amélie Le Fur, détentrice du record du monde du saut en longueur, s’entraîne, sous les yeux de son préparateur mental Matthieu Benoit, le 21 mai 2021 au Stade Jean-Leroy à Blois, avant de participer à ses 4es et derniers Jeux paralympiques à Tokyo (AFP).

Stéphane Houdet (FRA)

Porte-drapeau avec Sandrine Martinet de la délégation française, Stéphane Houdet est reparti de chacune des trois dernières éditions des Jeux avec à chaque fois une médaille en tennis en fauteuil. Détenteur de cinq au total dont deux en or en double, il remet son titre paralympique de Rio en jeu avec Nicolas Peifer.

Mais il se verrait aussi briller en simple à 50 ans. A Londres en 2012, c’est la star japonaise Shingo Kunieda, son partenaire de double sur le circuit alors, qui l’avait privé de l’or.

Le Français Stéphane Houdet, lors de la finale en fauteuil à l'US Open face au Britannique Alfie Hewett, le 8 septembre 2019 à New York (AFP).
Le Français Stéphane Houdet, lors de la finale en fauteuil à l’US Open face au Britannique Alfie Hewett, le 8 septembre 2019 à New York (AFP).

La judoka Sandrine Martinet et le tennisman Stéphane Houdet, porte-drapeaux de l'équipe de France qui participera aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020, posent le 5 juillet 2021 à la Maison du Sport Français à Paris (AFP).
La judoka Sandrine Martinet et le tennisman Stéphane Houdet, porte-drapeaux de l’équipe de France qui participera aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020, posent le 5 juillet 2021 à la Maison du Sport Français à Paris (AFP).

Markus Rehm (GER)

Connu sous le nom de « Blade Jumper », le sauteur en longueur allemand est détenteur du record du monde de sa catégorie (T64) avec un bond à 8,62 mètres lors des championnats d’Europe en juin.

Le triple champion paralympique de 33 ans compte l’améliorer au stade national de Tokyo et sa « piste rapide »: « C’est mon but, je vais être honnête », a-t-il affiché dimanche. Il réaliserait dans ce cas un meilleur saut que le champion olympique grec Miltiadis Tedoglou (8,41 mètres). Certainement une petite revanche pour Markus Rehm interdit de participer aux JO, World Athletics estimant que sa prothèse lui procurait un avantage.

L'Allemand Markus Rehm, lors du concours de saut en longueur, le 25 août 2019 à Tokyo, en guise de répétition avant les Jeux paralympiques de Tokyo 2020 (AFP).
L’Allemand Markus Rehm, lors du concours de saut en longueur, le 25 août 2019 à Tokyo, en guise de répétition avant les Jeux paralympiques de Tokyo 2020 (AFP).

Beatrice Vio (ITA)

L’escrimeuse en fauteuil est une icône du sport dans son Italie natale, où elle est régulièrement invitée à la Fashion Week de Milan et compte plus d’un million de followers sur Instagram.

La jeune femme de 24 ans, surnommée « Bebe », a commencé l’escrime à l’âge de cinq ans, avant d’être amputée des deux jambes et des avant-bras lorsqu’elle a contracté une méningite à l’âge de 11 ans.

Elle s’est tournée vers l’escrime en fauteuil roulant - devenant ainsi la première escrimeuse de compétition sans bras ni jambes - et a remporté une médaille d’or et une de bronze aux Jeux paralympiques de Rio en 2016.

“L’escrimeuse
L’escrimeuse italienne Béatrice ”Bebe“ Vio, championne paralympique, après une conférence de presse, le 31 octobre 2017 à l’aéroport de Rome, avant les Championnats du monde (6-12 novembre) dans la capitale italienne (AFP).

Shingo Kunieda (JPN)

Numéro un mondial, c’est l’un des joueurs de tennis fauteuil les plus titrés et un nom qui résonne dans son Japon natal.

Atteint d’une tumeur de la moelle épinière à l’âge de neuf ans, il a remporté trois médailles d’or et deux médailles de bronze aux Jeux paralympiques, ainsi que 45 tournois du Grand Chelem (en simple et en double)

Diminué par une blessure à un coude et éliminé en quart de finale à Rio, il est plus déterminé que jamais à reconquérir le titre paralympique sur son sol à 37 ans: « Gagner une médaille d’or à Tokyo est mon plus grand objectif. »

Le Japonais Shingo Kunieda, vainqueur de l'US Open après avoir battu en finale le Britannique Alfie Hewett, le 13 septembre 2020 à New York (AFP).
Le Japonais Shingo Kunieda, vainqueur de l’US Open après avoir battu en finale le Britannique Alfie Hewett, le 13 septembre 2020 à New York (AFP).

© 2021 AFP

Tokyo 2020 AFP