« Je tourne autour de 3 250 euros par mois » : quand Uber Eats au Japon sauve les gens de la crise actuelle

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À l’heure où le monde du travail au Japon est touché de plein fouet par l’épidémie de coronavirus et que de nombreuses entreprises ont dû mettre la clef sous la porte, il existe des emplois qui au contraire ont pu sauver des personnes d’une grande misère. Par exemple la société Uber Eats de livraison à domicile.

Si actuellement de nombreux salariés effectuent des livraisons en parallèle de leur profession afin de joindre les deux bouts, Kanda Haruka, une jeune femme de 23 ans, a choisi d’en faire son activité principale. Qu’importe de devoir conduire en pleine saison des pluies ou dans la chaleur de l’été, son salaire arrive à la motiver.

« Avec trois commandes par heure et deux heures de pause dans la journée, je vise un salaire horaire de 2 000 yens (16,2 euros). » Haruka arrive ainsi à effectuer 160 livraisons par semaine environ. « Je tourne autour de 400 000 yens par mois (3 250 euros). Je pense que ceux qui ne travaillent que le week-end peuvent gagner dans les 50 000 yens (407 euros). »

Haruka avait accumulé beaucoup de dettes de jeu, elle n’avait ni foyer ni argent, et vivait sans réel espoir. C’est lorsqu’un ami lui a parlé de Uber Eats que sa vie a entamé un virage décisif. Elle n’a pas eu besoin d’un quelconque diplôme ou de compétences particulières, seulement de courage et de persévérance.

« Ma vie a complètement changé » dit la jeune femme.

(D’après la diffusion sur Prime Online du 18 juillet 2020)

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