Nouvelle provocation de la Corée du Sud envers le Japon ? Berlin fait enlever une statue polémique

Politique International

Une statue d’une jeune fille coréenne accompagnée d’inscriptions critiquant le Japon est installée dans un lieu public de Berlin depuis le mois de septembre. Elle y a été placée par un groupe de Coréens, et symbolise « les femmes de réconfort ».

Il s’agit de jeunes filles asiatiques, en majorité coréennes, forcées de servir comme esclaves sexuelles dans des bordels pour l’armée impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. En 2015, les deux gouvernements ont signé un accord « définitif et irréversible » sur cette question et le Japon a fait acte de rédemption et décidé de donner des réparations aux victimes. Mais trois ans plus tard, le président sud-coréen Moon Jae-in, élu l’année précédente, a rompu unilatéralement cet accord en jugeant les efforts du Japon insuffisants.

Le 8 octobre, alors que la municipalité de la capitale allemande avait donné à ce groupe coréen une autorisation pour installer la statue, elle n’avait pas eu connaissance des inscriptions visant le Japon, et a finalement décidé de lui demander de l’enlever : il se trouve que le ministre japonais des Affaires étrangères Motegi Toshimitsu avait appelé son homologue allemand le 2 octobre afin de lui demander d’agir face à cette nouvelle provocation coréenne envers le gouvernement nippon.

Les autorités berlinoises ont par la suite expliqué la décision de retrait de la sculpture : « Nous avions accepté l’installation de cette statue car elle représentait les violences perpétrées envers les femmes pendant la guerre. Mais il faut éviter les problèmes relatifs aux questions historiques entre les nations. »

Au début des années 1990, certaines groupes de citoyens sud-coréens ont commencé à dénoncer des exactions du Japon envers la Corée lorsque celle-ci faisait partie de leurs colonies, entre 1910 et 1945, et cela continue à envenimer les relations bilatérales depuis. À l’affaire des « femmes de réconfort » s’ajoute aussi celle des Coréens qui ont été contraints de travailler pour des entreprises japonaises, et qui réclament actuellement des indemnisations.

(D’après la diffusion sur Prime Online du 8 octobre 2020)

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