« Je ne me sens plus seule » : comment une jeune ukrainienne se fait accompagner dans sa nouvelle vie au Japon

Société International

Arrivée seule au Japon au mois de mars après avoir fui la guerre en Ukraine, Yuria a été chaleureusement accueillie par la ville d’Inuyama, dans la préfecture d’Aichi.

Depuis la mi-avril, une association bénévole de la municipalité, appelée « Shake hands », lui a ouvert un cours de langue japonaise trois fois par semaine afin de lui faciliter la vie sur l’Archipel.

Comme Yuria comprend l’anglais, l’apprentissage se fait en utilisant la lecture en rômaji (l’alphabet latin) et une traduction des mots en anglais.

La professeure explique que le manuel de langue met l’accent sur la conversation basique et la connaissance des mots simples pour s’adapter rapidement au quotidien de Yuria, plutôt que sur l’écriture et la lecture.

Et justement, Yuria a-t-elle un souhait particulier pour débuter sa vie au Japon ?

« J’aimerais exercer une activité liée à la manucure, le nail art. »

C’est avec cet objectif en tête qu’elle prend assidûment des notes pendant ses cours. Elle semble néamoins buter sur la prononciation de certains mots, comme mokuyôbi (jeudi), qu’elle prononce « tokuyôbi », car le « mo » se lit un peu comme « to » en ukrainien.

Les exercices pratiques font aussi partie du programme : d’une pierre deux coups, Yuria apprend la cuisine japonaise tout en mémorisant les termes appropriés, comme yaku (cuire) ou kiru (couper).

« Oishii, hontô oishii » (C'est bon, c'est vraiment bon)
« Oishii, hontô oishii » (C’est bon, c’est vraiment bon)

Yuria a aussi goûté à ses premiers takoyaki (boulettes de pâte avec un morceau de poulpe à l’intérieur). Ses découvertes sont tellement nombreuses qu’elle se donne à fond pour s’adapter.

Première dégustation de takoyaki
Première dégustation de takoyaki

Yuria se sent comblée et déterminée : « J’aimerais travailler au Japon, et pour vivre le mieux possible ici, j’ai besoin de pouvoir parler sans difficultés avec les gens. Je suis vraiment heureuse d’être aidée par tous ces bénévoles, et je me sens vraiment bien dans cette association. C’est parce qu’ils sont là que je ne me sens plus seule. »

(D’après la diffusion sur Prime Online du 18 avril 2022)

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