« Ce n’est pas la volonté du peuple » : des citoyens japonais s’opposent aux funérailles nationales d’Abe Shinzô

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Le 21 juillet, un groupe de 50 citoyens japonais a entamé une procédure d’injonction de faire au tribunal du district de Tokyo afin de bloquer le projet de funérailles nationales de l’ancien Premier ministre Abe Shinzô, assassiné le 8 juillet.

« Il n’y a pas de fondements légaux pour un tel événement », ont dit les plaignants dans une pétition envoyée à la Cour. « Il est illégal d’utiliser des fonds budgétaires sur la seule décision du cabinet ministériel. »

Selon eux, obliger de cette manière indirecte les citoyens à participer à des funérailles nationales « violerait l’article 19 de la Constitution, qui stipule la liberté d’opinion et de conscience ».

L’une des personnes ayant soumis la requête souligne que ces funérailles « ont été décidées sans aucun débat parlementaire, et que ce projet ne représente donc pas la volonté du peuple japonais ».

Abe Shinzô a été abattu en pleine rue alors qu’il prononçait un discours électoral à Nara. Le principal suspect, Yamagami Testuya, a été arrêté, et l’enquête se poursuit. (Voir aussi notre article : In memoriam Abe Shinzô, le seul homme politique japonais qui avait réussi à être à la fois caustique et sympathique)

(D’après la diffusion sur Prime Online du 21 juillet 2022)

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