Pour une résolution pacifique des conflits en Asie : lancement du Centre de soutien à la médiation
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Pourquoi ce nouveau centre ?
Jusqu’à présent, l’implication du Japon dans la consolidation de la paix s’est surtout concentrée sur la reconstruction après les conflits. Avec la création du Centre de soutien à la médiation (Center for Mediation Support, ou CMS), l’objectif est désormais d’intervenir plus en amont, en contribuant à l’élaboration de solutions pacifiques avant même la fin des combats.
Officiellement inauguré le 1er avril, le CMS concentre ses activités sur l’Asie du Sud-Est, du Sud et de l’Ouest. Déjà composé d’une dizaine de spécialistes de la médiation, le centre entend favoriser le dialogue entre les parties en conflit et les acteurs concernés, mettre en œuvre des programmes de formation pour les futurs intervenants de la paix, organiser des échanges avec des experts internationaux, et proposer un appui concret en matière de médiation adapté aux contextes locaux.
À sa tête, en tant que première directrice, figure Horiba Akiko, spécialiste de l’Asie du Sud-Est et responsable de programme au sein de la fondation. Elle dispose d’une solide expérience en médiation et en consolidation de la paix, notamment dans le sud de la Thaïlande, théâtre d’affrontements récurrents entre forces gouvernementales et séparatistes malais musulmans.

Horiba Akiko (assise en haut à gauche), nommée première directrice du Centre de soutien à la médiation, discute avec des habitantes du sud de la Thaïlande, où elle avait été missionnée par la Fondation Sasakawa pour la paix en 2018. (Avec l’aimable autorisaton de la Fondation Sasakawa pour la paix)
La neutralité du Japon est un atout
Le centre a marqué son lancement par une conférence de presse organisée le 1er avril au siège de la fondation, dans l’arrondissement de Minato, à Tokyo.
À cette occasion, Sasakawa Yôhei, président d’honneur de la Fondation Sasakawa pour la paix et de la Nippon Foundation, a déclaré : « Nous souhaitons bâtir un réseau mondial de spécialistes de la médiation des conflits et y affirmer la présence du Japon. Nous espérons que ce nouveau centre saura démontrer les atouts d’un acteur privé capable de s’exprimer librement, sans les contraintes propres aux institutions gouvernementales. » Il a également indiqué que le CMS mettrait l’accent sur l’envoi de jeunes chercheurs japonais à l’étranger afin de renforcer les compétences nationales dans ce domaine.
Le président de la fondation, Sunami Atsushi, a précisé qu’aucune discussion préalable n’avait eu lieu avec le ministère des Affaires étrangères concernant une éventuelle coopération avec son unité de médiation internationale pour la paix, créée en mars. Il a souligné que le CMS mènerait ses activités en tirant pleinement parti de sa position indépendante.
De son côté, Horiba Akiko a déclaré : « L’un des atouts du Japon dans ce domaine est sa position de neutralité, reconnue par les différentes parties en conflit. Nous souhaitons nous appuyer sur cet avantage pour développer nos activités de médiation et de soutien à la paix. En matière de formation également, nous entendons promouvoir une approche proprement asiatique, plutôt que de nous contenter de reproduire les modèles occidentaux. »
(Photo de titre : la conférence de présentation du Centre de soutien à la médiation. De gauche à droite, Horiba Akiko, directrice du Centre de soutien à la médiation ; Sasakawa Yôhei, président d’honneur de la Fondation Sasakawa pour la paix et de la Nippon Foundation ; Sunami Atsushi, président de la Fondation Sasakawa pour la paix. Le 1er avril 2026 à Tokyo © Nippon.com)