Un aumônier condamné pour abus sexuel dans un hôpital de Tokyo

Société

Le 23 décembre, le tribunal du district de Tokyo a accepté la plainte d’abus sexuel portée par une femme contre un aumônier de l’hôpital international Saint-Luke de Tokyo.

Le procès a conclu qu’en mai 2017, l’aumônier avait forcé la patiente, qui souffrait d’une maladie incurable, à lui masser par deux fois l’entrejambe. Il l’avait également touchée.

Rejetant la défense de l’accusé qui expliquait qu’il s’agissait d’un accord tacite entre elle et lui, le tribunal a jugé qu’il avait commis un acte illégal allant à l’encontre de la volonté de la patiente et violé sa liberté sexuelle et ses droits privés.

Il a ainsi été ordonné à l’ecclésiastique de 51 ans et à l’Université privée Saint-Luke, qui gère l’hôpital, un paiement à hauteur de 1,1 million de yens (7 800 euros) de dommages à la victime (qui, elle, avait demandé 11,6 millions de yens).

« Il est nécessaire d’établir clairement une loi de protection contre les abus sexuels au Japon, dans tous les cas, même si cela concerne des religieux », a dit l’avocat de la victime.

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