Au Japon, une famille polygame arrêtée après la diffusion de près de 1 000 vidéos sexuelles
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Un homme de 39 ans, son épouse et sa concubine, ont été arrêtés pour avoir diffusé en ligne des vidéos à caractère sexuel filmées à l’insu des personnes concernées. Près de 1 000 images et vidéos de ce type auraient été partagées sur Internet.
L’homme, Ono Yôhei (39 ans), son épouse Haruka (28 ans), et sa concubine Rin(24 ans) — qui est également sa fille adoptive — affirment vivre ensemble au sein d’une famille polygame.
Ono avait été interpellé par la police métropolitaine de Tokyo en novembre dernier pour la séquestration présumée d’une femme de moins de 20 ans. Par ailleurs, Haruka et Rin ont été arrêtées le mois suivant, soupçonnées d’avoir filmé en secret Ono alors qu’il avait des relations sexuelles avec une femme d’une vingtaine d’années, puis d’avoir mis ces images en ligne sur un site de partage de vidéos. Un nouveau mandat d’arrêt avait ensuite été délivré contre Ono pour les mêmes faits.
Mardi, les autorités ont émis de nouveaux mandats d’arrêt à l’encontre des trois suspects. Ils sont accusés d’avoir filmé clandestinement une autre scène sexuelle impliquant Ono et une femme d’une vingtaine d’années dans un hôtel du quartier de Shinjuku, à Tokyo, entre 15 h et 19 h le 23 juin 2024, puis d’avoir diffusé la vidéo sur la plateforme en ligne MyFans le 26 octobre de la même année.
Ono et cette femme se seraient connus via les réseaux sociaux et auraient eu plusieurs rendez-vous. La femme a découvert qu’elle avait été victime de voyeurisme après avoir été contactée par les enquêteurs. Elle a déclaré : « Sous couvert d’une accusation d’adultère, on m’a réclamé trois millions de yens de dommages et intérêts par l’intermédiaire d’un avocat. »
Il est également apparu que l’homme avait apporté à l’hôtel, outre une caméra dissimulée dans un détecteur de fumée, divers dispositifs de prise de vue cachés dans des cadres photo, des boîtes de mouchoirs et d’autres objets du quotidien.
Plus de 860 vidéos montrant environ 100 femmes filmées à leur insu ont été découvertes sur le disque dur saisi au domicile des suspects. Les autorités ont par ailleurs confirmé qu’environ 1 000 vidéos, y compris celles qui avaient déjà été supprimées, avaient été mises en ligne sur des sites payants réservés aux membres. La police enquête également sur la possibilité qu’Ono et ses complices se soient livrés à des actes de chantage à la séduction.

Le Département de la police métropolitaine de Tokyo
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