Décès d’une Sri-Lankaise dans un centre de rétention pour immigrés au Japon : « Sa vie aurait pu être sauvée trois fois »
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La vie de Wishma Sandamali, une ressortissante sri-lankaise, aurait pu être sauvée à trois reprises avant son décès dans un centre de rétention pour immigrés au Japon en 2021, a déclaré un médecin lors d’une audience tenue mercredi.
Wishma était détenue dans une cellule du Bureau régional de l’immigration de Nagoya pour avoir dépassé la durée de séjour autorisée par son visa. Sa mort à 33 ans résulte d’une combinaison de facteurs, notamment la déshydratation et la privation alimentaire, a expliqué le docteur Shimô Masamune devant le tribunal de district de Nagoya, dans le cadre d’une action en dommages et intérêts intentée par sa famille contre l’État japonais.
Selon le médecin, la déshydratation et la famine ont provoqué une diminution de la circulation sanguine, entraînant une carence en vitamine B1 à l’origine d’une cardiopathie de type béribéri. Il s’est appuyé sur des dossiers alimentaires et médicaux, ainsi que sur des analyses d’urine et de sang. Wishma serait ensuite tombée en état de choc, avant de mourir d’une défaillance multiviscérale.
Shimô a indiqué qu’une première occasion de lui sauver la vie s’était présentée environ trois semaines avant son décès, lorsqu’une analyse d’urine avait révélé des valeurs anormales signalant un état de famine. « Dans ce type de situation, il est courant de procéder à une analyse sanguine et d’administrer une perfusion intraveineuse », a-t-il précisé.
Le médecin a également souligné que la pression artérielle de Wishma était devenue impossible à mesurer et qu’une respiration profonde anormale avait été observée deux jours avant, ainsi que le jour même de son décès.
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