Le Japon a réussi à prélever des terres rares au fond de l’océan Pacifique
Actualités
Technologie Environnement- English
- 日本語
- 简体字
- 繁體字
- Français
- Español
- العربية
- Русский
Le secrétaire général adjoint du Cabinet, Ozaki Masanao (photo), a annoncé lundi que le Japon était parvenu à récupérer des sédiments riches en terres rares au fond de l’océan, marquant une étape importante vers un éventuel approvisionnement domestique en ces ressources stratégiques.
Dans le cadre d’un projet pilote lancé le 12 janvier, le navire de forage en eaux profondes Chikyû, exploité par l’Agence japonaise des sciences et technologies marines et terrestres (JAMSTEC), a prélevé des sédiments marins à une profondeur d’environ 6 000 mètres, au large de Minami-Torishima, une île isolée administrée par Tokyo dans l’océan Pacifique.
Les échantillons collectés feront l’objet d’analyses afin d’identifier les types de terres rares qu’ils contiennent et d’en évaluer les volumes.
« La réussite de l’extraction de sédiments contenant des terres rares revêt une grande importance du point de vue de la sécurité économique et du développement global des océans », a déclaré Ozaki lors d’une conférence de presse.
Actuellement, la Chine domine largement la production mondiale de terres rares. « Nous encouragerons les efforts visant à diversifier les sources d’approvisionnement, notamment par le développement de mines ainsi que par des investissements et un soutien aux projets de raffinage, tout en coopérant avec des pays partageant les mêmes valeurs », a-t-il ajouté.
Le Japon cherche activement à réduire sa dépendance aux importations de terres rares en provenance de Chine, dans un contexte de dégradation des relations entre Tokyo et Pékin.
[Copyright The Jiji Press, Ltd.]
