Plus de 330 policiers sanctionnés en 2025 au Japon, le chiffre le plus élevé depuis onze ans

Société

Au total, 337 policiers et membres du personnel ont fait l’objet de sanctions disciplinaires à travers le Japon en 2025, selon un bilan publié jeudi par l’Agence nationale de police.

Ce chiffre représente une hausse de 98 cas par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la première augmentation en trois ans, et du niveau le plus élevé depuis une décennie. Le nombre de policiers arrêtés a également progressé, avec 64 personnes (sept de plus qu’en 2024).

Face à cette situation, l’Agence nationale de police a adressé une circulaire aux forces de l’ordre du pays, les appelant à renforcer l’encadrement et la supervision dans l’exercice de leurs fonctions. En conférence de presse régulière, le président de la Commission nationale de la sécurité publique, Akama Jirô, a déclaré : « Les activités de la police reposent sur la confiance du public. Tout relâchement de la discipline est donc extrêmement préoccupant. J’attends de la police qu’elle prenne des mesures pour rétablir cette confiance. »

Selon l’Agence, c’est la première fois depuis 2014 que le nombre de policiers sanctionnés dépasse la barre des 300.

Dans le détail, 44 agents ont été licenciés (14 de plus qu’en 2024), 97 suspendus (+21), 144 ont subi une réduction de salaire (+40) et 52 ont reçu un avertissement (+23). Par ailleurs, 102 sanctions concernent des infractions commises dans l’exercice des fonctions.

Par type de faits, ceux liés aux relations avec le sexe opposé, tels que le voyeurisme ou l’adultère, arrivent en tête (104 cas). Ils sont suivis par les infractions de type vol, fraude ou détournement de fonds (63 cas), puis par l’abandon de poste ou la négligence professionnelle, incluant l’absentéisme et les comportements inappropriés (44 cas). S’y ajoutent des sanctions liées à la participation à des jeux d’argent illégaux sur des casinos en ligne (22 cas). Les usages inappropriés de smartphones pendant le service, notamment pour jouer à des jeux, ont également été nombreux. Enfin, huit agents ont été sanctionnés pour harcèlement moral et neuf pour harcèlement sexuel, soit une hausse de cinq cas dans chacune de ces catégories.

Au niveau régional, la préfecture de Hyôgo est la plus concernée, avec 50 agents sanctionnés, notamment pour avoir consommé de l’alcool ou joué au pachinko pendant leur service. Elle est suivie par la préfecture de Kanagawa avec 34 cas, dont cinq liés à une mauvaise gestion d’une affaire de harcèlement obsessionnel ayant conduit au meurtre d’une femme à Kawasaki. La police métropolitaine de Tokyo est troisième avec 30 sanctions, notamment pour des fuites d’informations d’enquête à destination d’un groupe de recruteurs.

Un responsable de l’Agence nationale de police a déclaré : « Nous prenons ces faits très au sérieux. Nous entendons appliquer strictement les mesures destinées à prévenir la répétition des scandales majeurs révélés l’an dernier, tout en renforçant la gestion opérationnelle et en œuvrant à la restauration de la confiance du public. »

Le Département de la police métropolitaine de Tokyo
Le Département de la police métropolitaine de Tokyo

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