Deux femmes au Japon ont donné naissance grâce à une greffe de tissus ovariens prélevés et congelés
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Une équipe japonaise dirigée par l’hôpital international St. Luke’s a annoncé que deux femmes avaient pu donner naissance grâce à une greffe de tissus ovariens prélevés et congelés avant leur traitement contre le cancer.
Concilier traitement anticancéreux et projet de grossesse demeure un défi majeur. Ces cas, dans lesquels la préservation préalable de tissus ovariens a finalement conduit à des naissances, pourraient donc susciter une attention particulière. Les résultats ont été publiés dans une revue médicale internationale.
Les deux patientes avaient été confrontées à une ménopause précoce à la suite d’un traitement contre un sarcome d’Ewing, une forme rare de cancer : l’une avant l’âge de vingt ans, l’autre dans la vingtaine. Avant le début de la chimiothérapie, un ovaire leur avait été prélevé puis cryoconservé.
Après leur rémission, et une fois jugées aptes à concevoir, les tissus ovariens ont été réimplantés.
L’équipe a eu recours à une technique innovante dite d’« arrangement en chaîne circulaire » (« circular string arrangement ») : les fragments de tissu ovarien sont disposés en forme de collier de perles dans une poche créée dans le péritoine, à proximité de l’utérus. En limitant au maximum les sutures, cette méthode vise à réduire les problèmes de vascularisation et les chevauchements de tissus, afin de favoriser une bonne prise de la greffe et son intégration.
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