Nouveaux droits de douane : le Japon demande aux États-Unis un traitement juste
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Akazawa Ryôsei, le ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie
Le gouvernement japonais a annoncé mardi qu’il examinerait avec la plus grande attention les conséquences des nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis. Ces tarifs remplacent les anciens « droits réciproques », déclarés invalides par la Cour suprême fédérale américaine.
L’an dernier, lors des négociations entre Tokyo et Washington, les deux pays avaient convenu d’une mesure spéciale pour alléger la charge douanière sur certains produits japonais. Cette disposition n’a pas été reconduite dans les nouveaux tarifs, ce qui fait craindre une augmentation des coûts pour plusieurs secteurs. Malgré cela, le Japon reste pleinement engagé à respecter sa part de l’accord : investir et financer aux États-Unis un montant total de 550 milliards de dollars. Tokyo demande en retour à Washington de tenir également ses promesses.
Dans la soirée de lundi, le ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, Akazawa Ryôsei, s’est entretenu par téléphone pendant une quarantaine de minutes avec le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick. Les deux hommes ont réaffirmé leur volonté commune de mettre en œuvre « sincèrement et rapidement » l’accord nippo-américain.
Akazawa a insisté pour que le Japon ne soit pas traité moins favorablement que ce que prévoit le texte. Lors de la conférence de presse suivant le Conseil des ministres de mardi, il a précisé que, pour certains produits initialement taxés à 15 % dans le cadre des droits réciproques, « une charge tarifaire supplémentaire pourrait apparaître ». Il a annoncé son intention de poursuivre les discussions avec la partie américaine pour garantir une application fidèle à l’accord.
L’accord prévoyait, pour les droits réciproques appliqués au Japon, de porter à 15 % le taux des produits dont la taxe existante était inférieure à ce niveau, tandis que ceux déjà taxés à 15 % ou plus conservaient leur taux actuel. Cette mesure spéciale visait à limiter l’alourdissement des coûts. Or, les nouveaux droits de douane ne mentionnent pas explicitement cette disposition : une majoration supplémentaire de 10 % pourrait s’ajouter aux taux en vigueur. De plus, le président Donald Trump a exprimé son intention de porter ces droits jusqu’à 15 %, ce qui renforce les inquiétudes japonaises.
Cela dit, même si les droits réciproques ont été invalidés, les tarifs sectoriels – notamment ceux sur les automobiles, qui touchent fortement le Japon – restent en place. Du côté japonais, on considère que les investissements et financements massifs vers les États-Unis constituent un levier important pour éviter de nouvelles hausses sur ces secteurs sensibles. Le porte-parole du gouvernement, Kihara Minoru, a réaffirmé la détermination de Tokyo à « mettre en œuvre de façon constante ces investissements et financements vers les États-Unis » afin de préserver l’ensemble du cadre de l’accord.
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