Stockage des déchets nucléaires : le Japon envisage une île isolée dans le Pacifique
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Le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie a demandé mardi qu’une « étude documentaire » soit menée sur Minami-Torishima, île isolée située dans l’océan Pacifique et administrativement rattachée à Tokyo, en vue de sélectionner un site de stockage définitif pour les déchets hautement radioactifs issus des centrales nucléaires.
Cette étude vise à vérifier, à partir des données et documents existants, si le sous-sol présente des caractéristiques géologiques adaptées. « Minami-Torishima est considérée comme une zone offrant des conditions favorables », a déclaré le ministère. L’un de ses hauts responsables s’est rendu au bureau de la municipalité d’Ogasawara, à laquelle appartient Minami-Torishima, et a remis une demande écrite au maire.
« Je prendrai une décision en tenant compte de l’avis des habitants et de l’assemblée de la ville », a-t-il dit.
Si elle se concrétise, Minami-Torishima deviendrait le quatrième site au Japon à accepter une étude documentaire, après la ville de Suttsu, le village de Kamoenai — tous deux situés dans la préfecture de Hokkaidô — et la ville de Genkai, dans la préfecture de Saga, au sud-ouest du pays.
C’est la première fois que le gouvernement japonais prend l’initiative de demander la réalisation d’une telle étude sans qu’une collectivité locale en ait fait la demande au préalable.
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